L’avenir du disque
Il eut d’abord le cylindre, en suite le disque de cire, puis de vinyle pour finir avec le support laser. Qu’y aura t-il après ?
Bien sincèrement, le disque tel que nous le connaissons, risque de laisser place à la mémoire non volatile ou flash si vous préférez, le but ultime de tout systèmes électroniques etant de supprimer tout ce qui est mécanique, or un disque, même si la lecture est optique il faut qu’il tourne, donc mécanique. L’avenir est à la flash, au memory stick si vous préférez et comme cette technologie a tendance à la miniaturisation à l’extrême, je ne serai pas étonné de voir, dans 10 ans, 10Go dans une carte de la taille d’une pièce de 1€. Je crois même, comme c’est très à la mode, que ces flash seront plutôt du format d’une carte de crédit et si nos support audio numérique ou/et vidéo atteignent un jour de tel taille, plus besoin de pochettes ou de jaquettes, donc plus besoins d’acheter physiquement ces médias, la mort du disquaire et des maisons de disques est donc bien proche.
Il est certain que demain tous nos films, livres, revues, disques, … préférés ne seront plus disponibles que par internet, sauf quelques exceptions et cela veut aussi dire la fin du monopole des maisons d’éditions qui n’auront plus de raison d’être, tout individu pourra créer sa propre maison d’édition et vendre ses oeuvres sur le net librement (dans un certain cadre juridique évidemment).Les auteurs n’auront plus les mêmes pouvoirs qu’aujourd’hui, pas qu’ils en auront plus ou moins, mais leurs pouvoirs seront différents, ils pourront créer, mais ne pourront plus maîtriser la circulation de leurs oeuvres, les majors ont beau faire de la répression, le peer to peer est là et pour longtemps, il en existe même des cryptés dont il est impossible de savoir ; qui échange quoi avec qui.
Et le droit d’auteur ?
Avec le numérique, il sera impossible de contrôler le transport des données, mis à part dans les lieux publiques et les sites publiques, le reste sombrera dans un marché noir, dans une circulation illicite et incontrôlable.
Comment faire, pour contrôler le caractère légale des informations ?
- Tout filtrer et/ou Placer des agents de polices virtuel prendrai trop de ressources.
- Limiter la bande passante, interdire l’accès au web serait contre l’évolution des nouvelles technologies.
- Protéger les fichiers avec des DRM ou autre systèmes me rappel les logiciels aux protections infalsifiables, ça tiendrait quelques temps, mais c’est tout.
Le mieux est de faire prendre conscience des enjeux, créer une sorte de déontologie, la répression ne fait qu’installer la fraude et les mauvaises attitudes et si aujourd’hui la répression est encore possible, qu’en sera t-il demain quand le trafic numérique sera tellement intense qu’il sera impossible de contrôler quoi que ce soit, là il sera trop tard, les mauvais habitudes seront prise et définitivement ou bien alors on sombre dans la propagande avec incitation à la délation, comme au temps du petit moustachu.
C’est aujourd’hui qu’il faut prendre les choses en main et proposer quelque chose de viable, de réellement viable et le copyleft l’est.
Quand on parle de copyleft beaucoup disent « Et comment vont vivre les artistes ? », selon le journal Libération, Nouvel Observateur et d’autres sources, peu d’artistes et mêmedes artistes très connus ne vivent pas de leurs activités culturelles, à peine 10 à 15 % d’entre-eux selon les différentes sources, pire des artistes aussi connus que Les Wampas, Anne Pierlé, Musta Largo, Autour de Lucie, … sont aux limites de la précarité.
C’est ça que les majors appel faire vivre les artistes et que les télécharger illégalement les tuent !
Mis à part Johnny (et encore), JJ Goldman, C Dion, H Segara, .. le system tel que nous le connaissons ne fait vivre que très peu d’artistes, pire il les opprime et pour preuve un témoignage parmi tant d’autres, celui de Grazielle de Michele, vous vous souvenez « le pull-over blanc », se plaint que sont album « le Clown d’Alicante » est sorti depuis 10 ans et jamais il ne fût commercialisé, rappelez vous aussi Axel Bauer (Cargo de Nuit) qui a réalisé quelques albums jamais sortis, car jugés non rentables.
L’industrie du disque ne fait vivre que leurs patrons et actionnaires et quelques artistes, payent leurs personnels et puis c’est tout.
Une bonne solution serait d’encourager la contribution volontaire, le mécèna, le sponsoring d’artiste. Imaginez si un artiste aussi connu que Calogero distribuait son CD librement sur son site avec une bannière publicitaire, tout comme au début d’internet, ces webmaster qui se faisaient un peu d’argent avec la pub sur leur site. En suite l’artiste peu se faire rénumérer pour des prestations publiques ou autres …
Artistes, le monde change, prenez le train en marche !
La mort de ces grosses sociétés d’éditions ne peut être que bénéfique pour l’artiste et légitime dans un monde ou chacun peut s’exprimer librement avec des moyens tel qu’internet. Ce monde arrive devant nous, sachons nous y adapter.
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