Le blog du kraken

janvier 29, 2008

Wei Wenhua, premier journaliste citoyen battu à mort.

Classé dans : Liberté d'internet — derkraken @ 7:49

Communiqué RSF:

 http://www.rsf.org/article.php3?id_artic…

Reporters sans frontières est horrifiée par la violence des autorités, qui a coûté la vie de l’entrepreneur chinois Wei Wenhua, le 7 janvier 2008. Il a été battu à mort par des officiers municipaux (”chengguan”) car il filmait une altercation à l’aide de son téléphone portable avec des manifestants dans la ville de Tianmen (province du Hubei).

“Nous sommes révoltés par cet acharnement meurtrier de la part des autorités locales. Rien ne justifie de tels agissements. Wei Wenhua est le premier “journaliste citoyen” chinois à mourir pour avoir pris des images. Il a été battu à mort parce qu’il voulait dénoncer l’attitude de ces agents qui outrepassent leur rôle à chaque intervention. Cette tragédie montre la volonté des autorités chinoises de bafouer chaque jour un peu plus la liberté d’expression. Elles traquent toute personne suceptible de diffuser une information gênante”, a déclaré l’organisation.

Wei Wenhua, 41 ans, travaillait dans une entreprise de construction dans la ville de Tianmen. Selon sa famille et l’agence de presse nationale, Xinhua, il filmait une altercation entre plus d’une cinquantaine de policiers municipaux et des manifestants qui protestaient contre le déversement d’ordures dans la ville. Le voyant filmer, les officiers l’ont alors roué de coups pendant dix minutes avant d’appeler les secours. Wei Wenhua est mort sur le chemin de l’hôpital. Des témoins de l’incident ont affirmé que cinq autres personnes avaient été blessées.

Lors d’une conférence de presse accordée le 9 janvier, Wang Faliang, adjoint au maire de la ville de Tianmen, a admis que des policiers étaient impliqués dans le meurtre de Wei Wenhua. Selon lui, une centaine de personnes ont été mobilisées pour éclaircir cette affaire. Vingt-quatre officiers ont été arrêtés et mis en examen. A ce jour, quatre sont en détention.

D’après le rapport officiel, le téléphone portable de Wei Wenhua est entre les mains des enquêteurs et le film a été effacé.

Depuis le 1er janvier 2008, des mesures légales sont appliquées afin de définir le rôle de ces officiers municipaux, qui entachent régulièrement la réputation des autorités chinoises en raison de leur comportement brutal. En 2007, le site d’information chinois Boxun a recensé trois cas de personnes tuées sous leurs coups.


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L’ex concierge de Versailles détaille la riposte graduée

Classé dans : Liberté d'internet — derkraken @ 7:43

Une riposte en trois actes

pirate bay Dans la première marche de la réponse graduée, cette autorité dite indépendante « commencera par envoyer aux pirates des messages d’avertissement qui seront personnalisés. Si le pirate récidive, l’autorité prendra alors des sanctions adaptées : la suspension de l’abonnement Internet, puis sa résiliation assortie d’une interdiction de se réabonner pendant une période déterminée ». Une liste noire des mauvais abonnés devrait empêcher tout réabonnement de ligne chez un FAI concurrent, ce qui coupera de l’ADSL tout un foyer.

Outre ce travail d’écrémage, les FAI se sont engagés à expérimenter des dispositifs de filtrage et de reconnaissance des contenus. Les travaux de Pierre Sirinelli pourront ici s’alimenter des résultats de ces tests puisque l’intéressé, nous le disions, estime possible la responsabilisation des FAI sur le contenu échangé par les abonnés.

Le calendrier est prêt

Le calendrier est en tout cas prêt : une réunion aura lieu dans quelques jours avec tous les signataires du rapport Olivennes. Enfin, un projet de loi sera déposé, après examen au Conseil d’État, sur le bureau du Sénat au tout début du printemps. « Le Parlement disposera ainsi de tout le temps nécessaire pour en débattre sereinement en vue de son adoption avant l’été ». Elle confirme ce qui fut dit fin 2007 quand la ministre de la Culture indiquait que « le dispositif législatif sera présenté au premier trimestre 2008, pour adoption avant l’été ». Elle précisait même: « Nous préparons parallèlement les décrets d’application pour aller vite ». Quel sera donc la place du débat, si les textes d’application sont déjà prêts ?

Des artistes mieux protégés, peut-être plus longtemps

Comme autre train de mesures annoncées, Mme Albanel a indiqué qu’elle souhaitait consolider les rémunérations des artistes et des producteurs, en s’attaquant au problème de la durée des droits des artistes interprètes et des producteurs (harmonisée à cinquante ans pour les États membres de l’Union européenne). « Je rappelle qu’elle varie de soixante à quatre-vingt-quinze ans dans des pays aussi importants pour la culture musicale que les États-Unis ou le Brésil. Aujourd’hui, des pans entiers du fonds de catalogue des années 1950 et 1960, représentant une part significative du patrimoine national dans le domaine des variétés, tombent progressivement dans le domaine public. Et cela, alors même que les interprètes de ces oeuvres sont encore vivants et que les enregistrements continuent d’être exploités ».

La taxe sur les iPhones et assimilés, voulue par le gouvernement

La ministre veut également mener une réflexion sur la modernisation et l’amélioration de la rémunération pour copie privée. « Les techniques et les supports de la copie privée ont en effet beaucoup évolué depuis 1985. J’ai veillé à ce que l’assiette de la rémunération prenne en compte cette évolution et soit étendue aux supports de copie les plus récents ».

La ministre mentionne que « les auteurs, les artistes interprètes et les producteurs doivent être également rémunérés au titre des copies privées qui sont réalisées au moyen des téléphones multimédias : l’assujettissement de ces appareils est à l’étude et devrait être mis en œuvre rapidement ». La ministre reconnaît ainsi que les mesures nécessaires ont été prises pour que la taxe iPhone soit décidée (le vote tombera le 19 février selon nos informations). Une petite phrase qui montre combien cette commission est sensible aux vœux de la ministre, elle-même très en harmonie avec ceux des ayants droit.

Sources:

 http://www.pcinpact.com/d-116-2-Albanel-…


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La LGO à la poubelle

Classé dans : Liberté d'internet — derkraken @ 7:39

Le projet de loi antipiratage, qui devrait être déposé au Sénat au printemps prochain, n’intègrera pas le système de licence globale proposé par la commission Attali. C’est en substance ce qu’a déclaré la ministre de la Culture, Christine Albanel, lors de son discours d’inauguration du Midem (Marché international du disque et de l’édition musicale).

Remis à Nicolas Sarkozy la semaine dernière, le rapport de l’ancien conseiller du président Mitterrand, dont l’objectif est de relancer la croissance, propose notamment de taxer les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) sur le volume des données vidéo ou musicales échangées entre les internautes. En contrepartie, ceux-ci seraient libres de télécharger des contenus sans risquer d’être sanctionnés.

“Photos de vacances, musiques… : via le peer to peer, MSN, les messageries ou même les clés USB, les internautes échangent de plus en plus de fichiers à des fins non commerciales. Et ce phénomène ira croissant avec l’arrivée de nouveaux logiciels et de la fibre optique”, explique Julien Dourgnon, directeur des études et de la communication à l’UFC-Que Choisir, contacté par lepoint.fr. Fortes de ce constat, des associations de consommateurs et d’ayants droit proposent que la pratique soit aussi un moyen de financer Internet par le biais d’une redevance collectée par les FAI auprès de l’ensemble de leurs abonnés. C’est le principe de la licence globale, repris par la commission Attali.

Or, déjà exclu de la loi DADVSI sur les droits d’auteur, le système a été qualifié de “fausse piste” par la ministre de la Culture. “Je proposerai au président de la République de ne pas retenir cette proposition, dont la simplicité a pu séduire dans un contexte où l’offre légale était déficiente, mais qui apparaît désormais en décalage total avec le dynamisme dont font preuve les acteurs économiques”, a précisé Christine Albanel.

“Hypocrisie”, réplique l’UFC-Que Choisir, qui souligne que les internautes ont à leur disposition des capacités de flux et de stockage tels qu’ils vont dans le sens du peer to peer. “Que l’on retire alors du marché des baladeurs qui permettent de stocker bien plus que ce que le consommateur va acheter”, estime Julien Dourgnon, qui déplore l’arsenal répressif prôné par la commission Olivennes ( voir notre article ) qui donnera lieu au projet de loi. Et de prévenir : “Au moment des débats, on assistera certainement à une très forte mobilisation de la part des internautes.”

Lors de la remise de son rapport au président, Jacques Attali a laissé entendre qu’il fallait prendre les mesures d’un bloc. Sur les 316 propositions du rapport, trois ont été rejetées d’office par Nicolas Sarkozy. Et de quatre ?

Sources:

 http://www.lepoint.fr/content/tech_net/a…


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Les Trojans policiers

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 7:35

Le feuilleton continue entre la police allemande, Skype, et le chiffrage de ce dernier. En novembre dernier, la police d’outre-Rhin faisait ainsi savoir que le chiffrage de Skype était problématique lorsqu’elle souhaitait enquêter et espionner, et donc obtenir des discussions capitales. Un projet de loi visant à permettre « aux forces de l’ordre d’espionner le surf et le contenu des disques durs des suspects terroristes avec ce genre d’outils » était d’ailleurs déjà en préparation expliquait-on. Un mois plus tard, en décembre 2007 donc, la France prenait exemple sur son voisin avec un projet similaire. Installer légalement des chevaux de Troie allait donc selon toute vraisemblance devenir possible en 2008 en Allemagne et en France.

Aujourd’hui, ce projet de loi fort décrié tend à se préciser. Le Parti Pirate allemand aurait ainsi obtenu des documents, dans la langue de Goethe bien entendu, pour le moins explicites. Selon ces documents, mettant en cause le Ministre de la Justice, la police bavaroise, et le Parquet, présentent deux cas bien précis. Le premier porte sur les coûts des écoutes entre la police bavaroise et les bureaux des procureurs, nous y reviendrons ci-dessous.

Le malware légalisé

Le second, beaucoup plus intéressant, traite d’une entreprise allemande nommée Digitask, et dont les logiciels doivent permettre aux autorités allemandes d’espionner les ordinateurs, et plus particulièrement Skype. Une offre aurait ainsi été déposée par Digitask dès le 4 septembre dernier, afin de répondre aux demandes de la police bavaroise, en difficulté avec Skype donc. Captant autant le chat (texte) que les paroles transitant par Skype, le malware de Digitask contourne donc le problème de chiffrement du logiciel d’eBay.

La méthode pour introduire un tel malware sera tout bêtement d’envoyer un fichier joint à un courriel. Cependant, cette méthode ne pouvant fonctionner que sur les internautes peu prévoyants, d’autres moyens (non précisés) pourront être utilisés afin de s’introduire dans l’ordinateur en question.

Légalisé mais coûteux

Le plus étonnant reste cependant les tarifs proposés par Digitask. 3500 euros seront ainsi facturés à la police bavaroise et aux bureaux des procureurs, pour une installation de Skype Capture Unit, le fameux logiciel. Une interception SSL, leur coûtera 2500 euros.

Si le sujet vous intéresse, et si vous maîtrisez un minimum l’anglais et l’allemand, vous pouvez en savoir plus sur Skype Journal ainsi que sur WikiLeaks.

Sources:

 http://www.pcinpact.com/actu/news/41480-…


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janvier 22, 2008

Finalement ce sont les lobbys qui l’ont eu dans le CULT :)

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 6:53

IFPI Fails to Force ISPs to Become Anti-Piracy Enforcers

Written by enigmax on January 22, 2008

The International Federation of the Phonographic Industry (IFPI) has been lobbying politicians of the European Parliament to force ISP’s to identify, filter, block and remove copyright infringing content from the Internet. Now, according to an early report, it appears that all three anti-piracy measures have been defeated.

The IFPI has been hard at work in its attempts to lobby members of the European Parliament to introduce legislation which would force ISPs to take extreme measures to fight piracy. They suggested that ISPs should start to filter infringing content, block access to websites such as The Pirate Bay, and block filesharing protocols, no matter what they’re being used for.

In addition the IFPI was also looking for an extension of copyright, supposedly to help artists whose works will fall into the public domain in their lifetime, which is great for the artist but bad for culture. The extension was said to try and bring Europe closer to the protections available in the United States.

According to Danny OBrien at the EFF, the extensions wouldn’t make any sense: “..five Nobel-prize winning economists concluded that “copyright term extension is unjustified both as a protection to current artists (who rarely earn much from far future extensions), or as an economic positive for society as a whole. Yet the music industry, fearful of losing tight control of its own back catalog, still continues to advocate for more copyright, no matter the cost.”

Now, in what will be a huge blow to the IFPI, Danny O’Brien says that the proposals have been defeated.

He says: “Just got word from the European Parliament all three of the filtering/copyright extension amendments were defeated or withdrawn in the committee vote. We’re still waiting on the official record, but if that’s true, it’s an amazing victory — one was originally proposed by the original author of the report, Guy Bono himself, one was voted in by the powerful industry committee, and one was drafted by an EPP-ED member, the largest bloc in the parliament.”

In December we reported that the IFPI had already convinced several European politicians to support the proposals. However, The Committee on Culture and Education from the European parliament made a wise decision not to turn the proposed amendments into European policy.

Sources:

 http://torrentfreak.com/ifpi-fails-08012…

(La flemme de traduire, sorry)


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I wouldn’t steal

Classé dans : Infos — derkraken @ 2:03

« Je ne volerais pas une voiture… mais je télécharge des films » lance le groupe des Verts/Alliance libre européenne dans la vidéo de sa campagne pro-partage I Wouldn’t Steal (voir ci-dessous). Le groupe, qui possède 42 sièges au parlement Européen, a en effet décidé de réagir « à la propagande anti-piratage de l’industrie du divertissement » avec un film et un site Internet. Par cette campagne, le groupe s’attaque aux multinationales qui, selon lui, cherchent à diaboliser les consommateurs et le partage pour sauver non pas les artistes mais leurs propres bénéfices.

Le film, visible sur YouTube, a aussi été mis à disposition sur BitTorrent via le site de The Pirate Bay. Des politiques qui s’associent à The Pirate Bay ? Une première qui ne manque de ravir ces derniers, qui ont décidé de montrer leur support en affichant un logo aux couleurs de la campagne sur la page d’accueil de leur site.

Article complet ici:

 http://www.ecrans.fr/Je-ne-volerais-pas-…

Les Verts/Alliance Libre européenne:

 http://www.greens-efa.eu/index.htm

Le film:


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L’Europe veut nous le mettre dans le cult

Classé dans : Infos — derkraken @ 1:40

Rapport Cult : la Mission Olivennes amplifiée en Europe ? Doit-on rester sur le cult ?

La commission de la culture et de l’éducation (CULT) du parlement européen travaille sur un rapport concernant les industries culturelles, dans le cadre de la stratégie dite de Lisbonne. À terme, il devrait donner naissance à une résolution du Parlement européen, prise pour accompagner l’essor économique du secteur de la Culture en Europe. C’est dire son importance. « Le défi de cette industrie émergente de la culture est de répondre à l’apparition de nouveaux produits et services dans des marchés mondialisés » retrace en une phrase l’exposé des motifs. Le vote du projet de rapport aura lieu demain et l’on saura quels sont les amendements qui seront retenus. La mission Olivennes aura servi de cobaye puisque certains d’eux tentent d’amplifier à l’échelon européen ses résultats. Une série de mesures qui inquiète les organismes de défense des libertés des internautes, tel Odebi. Un amendement déposé par l’eurodéputé Christopher Heaton-Harris veut ainsi que la Commission contraigne tous les acteurs du secteur, FAI en tête, à trouver des solutions équitables « dans le but d’accroître l’offre de contenu en ligne légitime et de s’assurer que toutes les parties intéressées agissent de manière responsable ». Ce pacte ressemble trait pour trait à celui pris autour des engagements de la mission du patron de la FNAC. Mais ce n’est pas tout. Lorsqu’on détaille les amendements proposés par ce Britannique, les points communs avec les travaux français se démultiplient. À défaut de solution dans l’année, la Commission et les États membres devront par exemple imposer, par une loi au besoin, des mesures pour contraindre les FAI « à coopérer à la lutte contre le piratage en ligne en recourant à des technologies de filtrage propres à éviter que leurs réseaux ne soient utilisés pour porter atteinte à la propriété intellectuelle ». Le filtrage pourrait ainsi s’offrir une nouvelle entrée officielle à l’échelon européen, à l’instar de la solution Olivennes, testée dans quelques mois. Ces FAI devaient en outre intervenir « manu militari » sur leurs tuyaux pour « supprimer ou bloquer le contenu qui enfreint la propriété intellectuelle ». Des mesures devront encore permettre de suspendre ou de résilier leurs contrats « des abonnés qui ne respectent pas la propriété intellectuelle à plusieurs reprises ou de manière flagrante ». Un écho parfait à la riposte graduée française. Risposte graduée européenne Le député demande en outre une collaboration active entre tous les FAI, si besoin est, contrainte par un texte : « les mesures législatives qui contraignent les fournisseurs d’accès à l’internet à coopérer à la lutte contre le piratage en ligne seraient plus efficaces que les poursuites judiciaires engagées contre les internautes qui ne respectent pas la propriété intellectuelle ». Des poursuites judiciaires toujours très hasardeuses, coûteuses et longues pour l’industrie du contenu. Ce même Christopher Heaton-Harris préconise encore dans son amendement 81 le financement européen « des campagnes de prévention, de formation et de sensibilisation des consommateurs, et plus particulièrement des plus jeunes, sur la valeur de la propriété intellectuelle et de la créativité en général, et à encourager les consommateurs à respecter la propriété intellectuelle via notamment des programmes de formation sur la propriété intellectuelle et la valeur de la créativité intégrés dans les programmes scolaires ». D’autres amendements reprennent ce credo. Réactions de la Ligue Odebi Selon Odebi, la solution du désabonnement soutenue ici comme par Olivennes est une fausse bonne idée : « Désabonner un citoyen revient par conséquent à le déchoir de son statut de citoyen numérique : cette sanction est disproportionnée ». La Ligue rappelle que le désabonnement frappe tout un foyer, non une personne. « Aucune démocratie ne sanctionne tous les membres d’une famille », étant remarqué que pour être efficace, le désabonnement exige un fichier national des désabonnés, « donc en pratique un fichier national des familles présumées coupables de contrefaçon ». Quant au filtrage, coûteux, il ralentit le réseau et est inefficace, juge-t-on. « Le partage d’œuvres est une pratique très largement répandue: il continuera sous d’autres formes. Par exemple, ce partage pourrait se faire par mail : est-il sérieusement envisageable qu’une démocratie surveille les correspondances privées ? » De fait, estime l’organisation de défense des libertés, ce qui est encore craint ce sont les risques de censure qui se dessinent avec de tels outils, « le fait est que les lois de répression voient leur portée et leur durée s’élargir avec le temps, que ce soit pour des raisons politiques ou sécuritaires, ou sous la pression de certains lobbies ». Quel est le rôle de l’école ? Enfin, sur le chapitre des campagnes d’éducation et de sensibilisation des plus jeunes à la propriété intellectuelle, vœux défendus bec et ongle dès les textes fondateurs du DMCA et de la loi DADVSI : le débat – politique – est bien trop complexe s’insurge Odebi : « l’école n’est pas faite pour relayer les campagnes de défense des intérêts économiques des industries culturelles (…) Qui pourrait s’octroyer le droit de présenter une vision plutôt qu’une autre aux jeunes ? » Plusieurs autres amendements veulent supprimer un passage originel selon lequel « la criminalisation des consommateurs pour combattre le piratage numérique n’est pas la bonne solution ». Là encore, ce serait une erreur, regrette La Ligue : « La criminalisation des échanges est irréaliste, inique, et va à contre sens de l’histoire. Plutôt que d’exiger une répression de masse qui leur fera perdre tous leurs clients, les industries culturelles devraient plutôt tenter de s’adapter et trouver des modèles réalistes ».

Sources:  http://www.pcinpact.com/actu/news/41339-…


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janvier 18, 2008

Schneider, leader mondial de la vidéosurveillance

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 6:28

Schneider, leader mondial de la vidéosurveillance Bonjour,

“30 ans au service des libertés !”, clame la carte de vœux de la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) et de son président Alex Türk en ce début 2008.

Pour fêter ça, trois fois plus de caméras nous surveilleront bientôt, selon l’annonce faite par Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, avec les encouragements d’Alex Türk : ” Je comprends parfaitement que les autorités françaises envisagent de développer cet outil qui vient de faire la preuve de son utilité en Grande-Bretagne. Je suis d’ailleurs certain qu’une majorité de Français seraient d’accord, beaucoup considérant d’ailleurs qu’ils n’ont rien à cacher. La Cnil n’est pas contre la mise en place de réseaux de vidéosurveillance par principe. (…) Les citoyens sont prêts à accepter une légère réduction de leurs libertés pour améliorer le niveau de sécurité collective.” (La Croix, 9/07/07)

C’est un expert qui vous parle : en 30 ans d’existence, la CNIL n’a rien fait d’autre que d’aider les citoyens “à accepter une légère réduction de leurs libertés” : prolifération des fichiers de police y compris illégaux, usages tous azimuts du Numéro d’inscription au répertoire (NIR), traçabilité des internautes, invasion des caméras de vidéosurveillance, systèmes de contrôles biométriques, puces RFID, prélèvements ADN, futur Dossier Médical Personnalisé, etc.

Et les employés de la CNIL s’étonnent encore que des opposants occupent leurs locaux, comme le 14 décembre dernier.

Nous ne reviendrons pas en arrière. Les adolescents de 2008 ne voient pas où est le problème. Ça tombe bien, le marché est considérable, et les vendeurs de dispositifs de techno-surveillance affichent de splendides projections de croissance.

Quelques exemples d’attributions de marchés publics : 2, 27 millions d’euros TTC pour l’extension du réseau de vidéosurveillance de la Communauté urbaine de Strasbourg (novembre 2007) ; 1,5 million d’euros TTC pour la refonte et l’extension de la vidéosurveillance sur une portion de l’autoroute A40 en Haute-Savoie (octobre 2007) ; 145 000 € pour l’installation d’un système de vidéosurveillance au stade Jean Laville de Gueugnon.

2007. Le premier employeur grenoblois (le groupe Schneider : Merlin-Gerin, Telemecanique et Square D) devient le numéro 1 mondial de la vidéosurveillance. Nul doute que son conseil d’administration ne sabre le champagne pour les 30 ans de la CNIL. Les politiques locaux (Destot, Baile, Sans Nicolas) réclament plus de caméras.

Quant aux 6300 employés de la cuvette qui apportent leur concours à ce fleuron du flicage, ils appartiennent sans doute à cette majorité de Français qui “n’ont rien à cacher” : découvrons donc en pièce jointe, avec le Mouvement pour l’Abolition de la Carte d’Identité (MACI), comment leur boîte tire profit de la “légère réduction de nos libertés”.

Merci de faire circuler

 http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip….


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janvier 17, 2008

Le rapport Olivienne

Classé dans : Liberté d'internet — derkraken @ 9:56

Rapport Olivennes : “une proposition d’un autre âge”

Le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, vient d’annoncer qu’un accord entre les professionnels de l’audiovisuel, du cinéma, de la musique et les fournisseurs d’accès internet serait signé vendredi. Cet accord découle tout naturellement du rapport que rendra le même jour Denis Olivennes, président de la Fnac, mandaté par la ministre de la Culture Christine Albanel pour trouver des solutions au problème du piratage numérique. Un progrès? Certainement pas.

On le sait aujourd’hui, on le répète tous les jours, les industries du cinéma et de la musique sont en crise : la fréquentation des salles de cinéma ne redécolle pas, les ventes de CD et de DVD sont en chute libre, bref le bateau prend l’eau de toutes parts. Evidemment, tout chavirement a ses originies, et la lame de fond qui a provoqué celui-là s’appelle internet. Plus exactement l’internaute pirate, le sauvageon numérique qui pille sans vergogne les artistes et leurs maisons d’édition, forçant ces derniers à aller faire la manche pour gagner leur croûte. J’en fais un peu trop, certes, mais c’est qu’il a bon dos le pirate. On a mis sur son compte les conséquences de 20 ans d’une gestion catastrophique des ressources culturelles et du manque total de clairvoyance des majors quant à l’avènement d’internet qui engendrera, tôt ou tard, la disparition du média physique au profit du fichier numérique.

Ainsi jusqu’à une période assez récente, le prix moyen du CD n’avait fait qu’augmenter depuis son invention alors que toute nouveauté technologique est, au contraire, censée se démocratiser au fil du temps. Les artistes eux, n’ont que très rarement vu augmenter leurs royalties en conséquence. Il faut signaler, d’ailleurs, pour couper court aux idées reçues, qu’à de rares exceptions, ceux-ci touchent moins d’un euro par disque vendu, une véritable peau de chagrin sur laquelle les grandes majors restent très discrètes. On se rappellera, en revanche, le montant faramineux du “golden-chute” que s’octroya Jean-Marie Messier alors président sortant de Vivendi Universal. A croire que la décence n’est pas de mise dans l’industrie du divertissement.

On peut également mettre en cause la frilosité des maisons d’édition pour ce qui est de découvrir de nouveaux talents. Il est en effet plus rentable et moins risqué de produire une Star Ac, avec une bande de gamins payés au lance-pierre pour chanter des titres éculés, que de dénicher la perle rare qui ose l’originalité. D’un strict point de vue marketing, cette stratégie semble d’ailleurs douteuse puisqu’elle cible un public jeune voire très jeune qui n’a pas forcément les moyens financiers d’acheter chaque mois une grosse quantité de disques. Mais qu’importe, pour les plus vieux, il reste les coffrets collectors, best of, et autres compilations d’artistes plus ou moins sur le déclin, pas prêts du tout à laisser leur place à la nouvelle génération. Vous me direz, ce dernier argument est plus subjectif et, puisque ça se vend, c’est que ça doit plaire.

Haro sur le pirate, donc. Le gouvernement, qui n’a jamais caché ses liens étroits avec l’industrie du disque et du cinéma, décide de faire un état des lieux du téléchargement illégal en France et choisit pour cette mission Denis Olivennes, PDG de la Fnac. Autant demander à Christophe de Margerie de rédiger un rapport sur les conséquences écologiques du naufrage de l’Erika.

La mesure phare du dossier que rendra M. Olivennes est la création d’une autorité publique de lutte contre la contrefaçon habilitée à appliquer une riposte graduée à l’encontre des pirates. Concrètement, quand un gamin téléchargera le dernier tube des Tokyo Hotel, il recevra un courrier le menaçant de sanctions. S’il récidive, on lui coupera son accès à internet durant une certaine période. Dans le cas où le contrevenant persistait, il se verrait résilier définitivement l’abonnement auprès de son fournisseur.

Un comble : même l’UMP proteste ! Les députés Marc Le Fur et Alain Suguenot “déplorent et condamnent”, jeudi 22 novembre, la proposition du rapport Olivennes “visant à créer une autorité publique qui aurait compétence pour prendre des sanctions à l’encontre des internautes téléchargeurs”. On notera par ailleurs le cadre juridique contestable de cette disposition qui transfère des pouvoirs privatifs de liberté du juge à une instance administrative créant du même coup “une véritable juridiction d’exception pour les téléchargeurs et va à l’encontre du principe d’égalité devant la loi”, toujours selon les deux élus qui qualifient au passage le résultat de la mission Olivennes de “rapport d’un autre âge” .

On ne peut que regretter une telle mesure et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord parce que l’arsenal répressif a déjà été expérimenté par le passé, notamment à l’encontre des propriétaires de serveurs hébergeant des fichiers illégaux, et n’a rien donné. On se souvient de l’affaire Napster et des poursuites engagées contre ses successeurs eDonkey, eMule et autres. On se souvient également qu’à chaque fois d’autres logiciels prennent le relais, avec des serveurs situés dans des pays où la loi est moins restrictive, je pense notamment au site “thepiratebay” qui propose des liens vers des fichiers téléchargeables sur le réseau Bittorrent.

En fait, à chaque fois qu’une protection juridique sera appliquée, on peut être certain que les développeurs de logiciels inventeront une parade technologique. C’est un combat perdu d’avance.

De plus, ces mesures risquent fort de ressembler à un coup d’épée dans l’eau. En effet, l’avenir n’est plus au téléchargement mais au “streaming”, comprenez l’écoute directe de musique sur un site web, sans que le morceau ne soit physiquement sur votre ordinateur. La technologie existe depuis des années, et tend à se perfectionner avec l’augmentation des débits internet. Des sites, légaux pour le moment, comme “Deezer” proposent déjà des milliers de titres d’une qualité d’écoute plus que correcte et qui devrait, dans peu de temps, s’approcher du rendu d’un CD Audio. Le tout gratuitement.

On peut également déplorer qu’aucune association de consommateurs n’ait été invitée dans le débat, qu’il s’agisse de “UFC Que Choisir” ou de la “Ligue Odebi”, pourtant acteurs majeurs dans le domaine de l’économie numérique.

Le gouvernement, et le président Sarkozy, s’apprêtent donc à retenir une ribambelle de mesures répressives alors que des alternatives légales ont déjà prouvé leur efficacité.
Ainsi, depuis l’apparition, et surtout la démocratisation, de la vidéo à la demande (VOD), disponible sur la plupart des”box”, le nombre de téléchargement illégaux de films a baissé de façon significative. En 2006, 1 053 foyers interrogés en face à face n’étaient plus que 20 % (contre 26 % en 2005) à reconnaître avoir téléchargé des fichiers musicaux dans le mois précédent l’enquête menée par Gfk/SVM. On passait en fait d’un mensuel 33,7 fichiers en 2005 à 14,6 en 2006, prouvant de fait que le pirate n’est pas, contrairement à l’image d’Epinal, un avare, mais un impatient.
Je saluerai à l’occasion la seule disposition qui me semble constructive dans le rapport Olivennes : la mise à disposition plus rapide des œuvres en VOD qui pour l’instant, ont toujours deux mois de retard sur les offres de location classiques via DVD.

Autre alternative, qui pourtant semblait plus que raisonnable : la licence globale, une sorte de redevance prélevée sur chaque abonnement internet. Cette idée avait pourtant obtenu les faveurs du Parlement dans le cadre de la loi DADVSI pour être finalement écartée sous la pression du ministre de la Culture de l’époque Renaud Donnedieu de Vabres, au prétexte qu’elle aurait été irréalisable. On peut alors s’interroger sur le fonctionnement d’un organisme comme la Sacem qui, pourtant, rétribue ses adhérants sur un système en tous points similaire…

Je finirai sur un paradoxe : une taxe est prélevée sur chaque CD vierge depuis plusieurs années et une autre fait son apparition sur les supports de type clés USB et disques durs, pour soi-disant protéger les ayants droits du téléchargement, alors que, dans le même temps ce même téléchargement est toujours illégal. C’est un peu comme si on imposait une taxe sur chaque dose d’héroïne vendue pour financer les cures de désintoxication.

Dans ce contexte, le rapport Olivennes constitue un formidable bond en arrière, une “proposition d’un autre âge”, qui ne tient absolument pas compte des réalités de ce qu’on peut appeler la Révolution Numérique.
Sources: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_a…

La loi découlant de ce rapport sera soumise au parlement en avril(après les municipales, pas le moment de se retrouver avec une info guerre juste avant des élections), ce qui veut dire que cette loi est en préparation, avec l’aide de la SACEM, et des lobbys de tous poils.
C’est le moment de fourbir nos armes, frères de la cote! Qu’elles soient techniques(logiciels de p2p) juridiques(quels sont les recours à prévoir, quels sont les pressions utilisables sur les députés)ou informationnelles(argumentaires et opinions à diffuser sur les forums, les blogs et IRL), pour la nouvelle grande bataille qui s’annonce aussi passionnante que DADVSI, et dont le parlementarisme sortira, sans nul doute encore grandi une fois de plus.


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Les joyeux projets d’espionnage “éthique”

Classé dans : Liberté d'internet — derkraken @ 9:43

Pour les incrédules quand a l’évolution des techniques de surveillances:

La ministre de l’Intérieur devrait, début 2008, proposer au gouvernement un projet de loi visant à offrir aux fonctionnaires de police la possibilité de suivre les communications d’un suspect grâce à des logiciels espions installés sur leurs ordinateurs

Des hackers en uniforme bleu ? La police nationale devrait, d’ici peu, avoir le droit de placer des logiciels espions sur les ordinateurs de personnes suspectées. Selon Le Figaro, le dispositif se composera, pour une part, d’une clef de connexion dissimulée dans le poste qui fournira aux fonctionnaires le moyen de suivre en temps réel toute communication effectuée. En outre, il leur sera également possible d’installer à distance des logiciels espions du même type que les chevaux de Troie.

Les bonnes vieilles méthodes du piratage pourraient donc servir aux enquêtes de la police.

Le projet, qui devrait être présenté en Conseil des ministres début 2008, ne dispose pour le moment d’aucun calendrier pour son entrée en vigueur. Tout juste sait-on que le dispositif ne permettra pas aux fonctionnaires de police d’enquêter sans restriction.

Ainsi, le juge d’instruction et le juge des libertés et de la détention représenteront les garde-fous du dispositif. Son champ d’application sera limité aux affaires les plus graves (terrorisme, pédophilie, blanchiment d’argent ou encore séquestration).

La mise en place d’un système de surveillance plus adaptée aux nouvelles technologies (et aux nouvelles pratiques des criminels…) devrait permettre à l’institution policière de combler son retard.

Rappelons qu’au mois de novembre la police fédérale allemande avait fait état de dispositions similaires. Avouant son impuissance à décrypter les données circulant par le biais de la VoIP, le responsable de la police allemande avait décidé de passer par le législateur pour obtenir un moyen de contournement…

Le processus est donc lancé pour la France. Il reste cependant quelques étapes à franchir. Quelle va être la position de la Cnil (Commission informatique et Libertés) ?

Par ailleurs, les ordinateurs équipés de solutions de nettoyage ne tarderont pas à détecter un éventuel logiciel espion. La police annonce vouloir négocier avec les éditeurs pour que ces derniers ne dénoncent pas les spywares d’investigation. Pourtant, il apparaît difficile de faire appliquer une telle mesure considérant le grand nombre de logiciels pirates qui circulent sur la Toile…
Sources: http://www.silicon.fr/fr/news/2007/12/17…
Mais qu’on se rassure! c’est pour attraper les pedophiles/terroristes/nazis.
Et les traficants de drogues.
Et les dangereux irresponsables qui aident au séjour irrégulier d’étrangers en France.
Ou les gens soupçonnés de…
Bref en définitive n’importe qui.


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“Comment survivre à un bust” V4 Disponible

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 9:20

La version mise à jour du travail de cryptobob est en ligne.
Pour mémoire, j’avais tenté modestement de contribuer à la popularisation de son travail en tentant de vulgariser les conseils qu’il donnait dans “Comment survivre à un bust?” V1,V2,V3
Donc la nouvelle version est disponible ici:
 http://dl.free.fr/aNY5cgoJU/Bust_v4_FREN…
 http://www.megaupload.com/fr/?d=DERPMBU4
 http://www.nowupload.com/:NFy
 http://dump.no/files/ecd78cccd092/Bust_v…
 http://rapidshare.com/files/78564103/Bus…

versions PDF et ODT disponibles sur sTORage :
 http://utovvyhaflle76gh.onion/sTORage/Do…
Si vous avez un peu suivi ce qui était raconté dans la partie “Anonymat” de ce blog, vous ne serez pas dépaysé.
C’est juste un peu plus technique qu’ici, mais rappelons que la situation politico-sécuritaire évolue vite(et mal…) en France, donc c’est le moment de se creuser un peu.


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