Le blog du kraken

juin 7, 2008

La quadrature du net

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 3:55

juin 3, 2008

Loi HADOPI: On verra ça plus tard(on a l’été pour s’organiser! Youpi!)

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 3:32

A l’occasion d’une interview aux Echos, la ministre de la Culture Christine Albanel a finalement consenti mardi qu’il serait très difficile pour le Parlement d’examiner le projet de loi Olivennes / Hadopi avant la rentrée. Confrontée à des critiques de tous fronts, elle a également pour la première fois exclu que la loi soit présentée en procédure d’urgence comme l’avait été la loi DADVSI.

Le projet de loi créant la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) paraît de plus en plus mal engagé. Peut-être est-ce pour cela que le gouvernement a changé son nom pour en trouver un plus sexy et fédérateur : la “loi Création et Internet”. Mais ça n’est pas un simple changement de nom du contenant qui fera oublier que le contenu est rejeté par le Parlement européen, par le régulateur des télécoms, par la CNIL, par des députés, et même, croit-on comprendre, par certains membres du gouvernement.

Alors que la ministre de la Culture Christine Albanel faisait part la semaine dernière à l’Assemblée Nationale de son espoir que le projet de loi soit présenté “rapidement devant le Parlement”, elle a précisé aujourd’hui la faiblesse de ses espoirs. Dans une interview aux Echos, Mme Albanel a détaillé l’agenda :

Le Conseil d’Etat doit rendre son avis dans les jours qui viennent. La loi sera ensuite présentée le 11 ou le 18 juin en Conseil des ministres. Nous faisons tout pour qu’elle soit examinée en première lecture en juillet au Sénat, mais cela va être difficile de faire discuter de ce projet au Parlement avant l’été, car les débats au Sénat s’arrêteront le 14 juillet en raison des élections sénatoriales.”

Le temps pris par le Conseil d’Etat pour rendre son avis n’est sans doute pas bon signe pour le projet de loi, qui est dans les mains de l’institution depuis le mois de mars. S’il émet des réserves sur le texte et demande des modifications (mise à jour : c’est le cas), les chances de voir le projet de loi présenté en Conseil des ministres avant les vacances parlementaires sont nulles. Quitte à froisser l’industrie du disque qui voulait fixer le calendrier, le gouvernement semble de toute façon résolu à l’idée de reporter l’examen du texte à la rentrée, dont les sessions sont pourtant traditionnellement réservées essentiellement à l’étude de la loi de finances.

Nous tablons toujours sur une entrée en vigueur avant le 1er janvier 2009“, assure la ministre. Mais pour la première fois, signe là aussi que le débat parlementaire s’annonce au moins aussi houleux que celui de la loi DADVSI, Christine Albanel a exclu que le texte soit examiné en procédure d’urgence, c’est-à-dire en une seule lecture. C’était pourtant le souhait du cabinet en début d’année. Mais il ne veut pas renouveler le fiasco de la loi DADVSI, dont l’entêtement de Renaud Donnedieu de Vabres à présenter le texte en urgence avait conduit à une rebellion parlementaire et à l’adoption d’un amendement instituant la licence globale.

Sur le fond, la ministre indique que le gouverment s’attend “à un avis réservé de la CNIL” (qu’il a déjà reçu), mais elle précise que “cela était prévisible“. Pour prévenir d’avance qu’elle s’assoira sur l’avis de la CNIL comme elle s’est assise sur la position du Parlement européen, Christine Albanel rappelle que le gardien de la vie privée a “toujours critiqué la possibilité de recueillir des données personnelles sur les « pirates », même les plus simples comme le nom et l’adresse, en dehors d’une procédure judiciaire“. “Or notre objectif est justement de déjudiciariser le traitement de cette question pour pouvoir faire de la pédagogie et de la prévention - ce que le juge ne peut pas faire“, assure-t-elle.

Elle oublie que l’objectif de la loi Hadopi est aussi de pouvoir faire de la répression, par la suspension de l’abonnement à Internet. Elle oublie aussi, ce qui ne plairait pas à sa collègue Rachida Dati, que les juges ont eux aussi une mission de pédagogie et de prévention, qu’ils expriment par la personnalisation des peines et par la possibilité de faire des “rappels à la loi”.

Elle oublie aussi que les juges sont les gardiens du respect des droits de la défense, bafoués par les systèmes de sanction automatisés.

 http://www.numerama.com/magazine/9805-Le…


Sphere: Related Content

CNT

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 9:50

Demande m’a été faite de hisser mes couleurs:

:P

juin 1, 2008

http://www.lafermeenville.fr/

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 9:43

Cyber-Action contre le lobby OGM et pro-agriculture industrielle
La vérité sur la Ferme en Ville

Les organisateurs du Salon La Ferme en Ville de Bayonne (Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Atlantiques, FNSEA, lobbies pro-OGM, pro-maïs irrigué et pro-agrocarburants….) n’avaient pas pensé enregistrer leur nom de domaine.

Las, des petits malins, consommateurs en colère, l’ont fait à leur place big_smile

Exaspérés de voir l’agriculture industrielle et productiviste pourrir leur santé et leur environnement, ils ont donc créé le site www.lafermeenville.fr .

Son objectif : démontrer la responsabilité de la FNSEA et de la Chambre d’Agriculture dans le développement toujours plus important de ce type de modèle agricole, au détriment de l’agriculture paysanne, respectueuse de la qualité des aliments et des équilibres naturels.

La méthode : mettre en ligne les propos de ces messieurs, quand ils se parlent entre eux, loin des oreilles du grand public. On admirera notamment la littérature édifiante tirée du Sillon, l’hebdomadaire de la FNSEA 64.

Grâce à des dizaines de complicités de blogueurs et de blogueuses, www.lafermeenville.fr a peu à peu gagné du terrain jusqu’à remporter la bataille du référencement auprès des moteurs de recherche contre le site fermeenville.fr monté depuis, à grand coup de fric par une agence de com engagée par la Chambre d’Agriculture de Pau.

Le grand public (dont l’attention doit être captivée par l’énorme campagne de pub prévue par le salon La Ferme en Ville dans les jours qui viennent, là aussi à grand coup de fric) peut donc, depuis ce vendredi 30 mai, avoir accès à ce site internet :
- il y trouvera toutes les infos (qu’on se gardera bien de lui délivrer dans le salon La Ferme en Ville) sur les vraies politiques agricoles prônées sur le terrain par la Chambre d’Agriculture de Pau et la FNSEA, loin de l’image idyllique qu’ils essaieront de vendre dans leur salon.
- il pourra également s’y marrer franchement, aux dépends de ceux qui empoisonnent son assiette et son environnement naturel

Visitez et faites visiter le site www.lafermeenville.fr !

Si vous voulez soutenir cette action, merci d’inclure le lien vers lafermeenville dans vos blogs/sites.


Sphere: Related Content

mai 21, 2008

Projet Hadopi SVM contre la loi sur le téléchargement illégal

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 9:53


Vu sur le site de SVM:
otre magazine et une cinquantaine de personnalités appellent les députés à corriger la future loi. Explications.

Plus de 50 personnalités signent avec nous un appel contre le projet de loi né de la “mission Olivennes”. Cette loi va instituer une autorité de surveillance et de répression dans l’espoir d’enrayer l’échange illégal et massif d’œuvres culturelles par Internet.

SVM dévoile dans son grand dossier les points clés de ce projet et pointe du doigt certaines mesures très contestables : coupure de l’accès à Internet dans les foyers, création d’un fichier des internautes sanctionnés, stockage des données de connexion pendant 1 an, surveillance assurée par des entreprises privées…

Des députés européens et français, des artistes, des spécialistes des nouvelles technologies, des juristes, des associations, des journalistes, des chefs d’entreprises, tous s’associent à SVM pour demander une re-discussion du texte impliquant, cette fois, les utilisateurs et leurs représentants.

Il existe d’autres voies pour combattre le téléchargement illégal. Nous faisons plusieurs propositions dans notre dossier. Et nous espérons que le gouvernement étudiera toutes les solutions alternatives aux mesures purement répressives envisagées dans le projet dit Hadopi.

Découvrez le texte notre appel et venez ajouter votre signature à la pétition, que nous remettrons en juin aux ministères concernés (Culture, Industrie, Economie numérique, Premier ministre) ainsi qu’à l’Assemblée nationale.

Ce dossier événement de SVM sera en kiosque dès jeudi 22 mai.
Vous pouvez en découvrir un extrait sur notre site.
Sources:
 http://www.svmlemag.fr/actu/02939/svm_co…
La pétition en ligne:
 http://www.svmlemag.fr/petition_riposte_…


Sphere: Related Content

mars 2, 2008

Plan MAM : bavures et piratage à tous les étages

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 9:36

Après un certain temps d’intégration, les réactions se multiplient suite à l’annonce du Ministre de l’Intérieur relative au projet de lutte contre la cyber-délinquance. Le Parti Pirate, tout d’abord, qui jette un brûlot aussi fougueux que dénué de contre-arguments solides. Certains experts également, qui, bien que plus nuancés dans leurs propos, craignent certaines dérives.

La suite à lire ici:

 http://securite.reseaux-telecoms.net/act…


Sphere: Related Content

mars 1, 2008

Un escargot

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 3:14

Private joke.

Voilà. J’ai fini par en trouver un.

janvier 29, 2008

Les Trojans policiers

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 7:35

Le feuilleton continue entre la police allemande, Skype, et le chiffrage de ce dernier. En novembre dernier, la police d’outre-Rhin faisait ainsi savoir que le chiffrage de Skype était problématique lorsqu’elle souhaitait enquêter et espionner, et donc obtenir des discussions capitales. Un projet de loi visant à permettre « aux forces de l’ordre d’espionner le surf et le contenu des disques durs des suspects terroristes avec ce genre d’outils » était d’ailleurs déjà en préparation expliquait-on. Un mois plus tard, en décembre 2007 donc, la France prenait exemple sur son voisin avec un projet similaire. Installer légalement des chevaux de Troie allait donc selon toute vraisemblance devenir possible en 2008 en Allemagne et en France.

Aujourd’hui, ce projet de loi fort décrié tend à se préciser. Le Parti Pirate allemand aurait ainsi obtenu des documents, dans la langue de Goethe bien entendu, pour le moins explicites. Selon ces documents, mettant en cause le Ministre de la Justice, la police bavaroise, et le Parquet, présentent deux cas bien précis. Le premier porte sur les coûts des écoutes entre la police bavaroise et les bureaux des procureurs, nous y reviendrons ci-dessous.

Le malware légalisé

Le second, beaucoup plus intéressant, traite d’une entreprise allemande nommée Digitask, et dont les logiciels doivent permettre aux autorités allemandes d’espionner les ordinateurs, et plus particulièrement Skype. Une offre aurait ainsi été déposée par Digitask dès le 4 septembre dernier, afin de répondre aux demandes de la police bavaroise, en difficulté avec Skype donc. Captant autant le chat (texte) que les paroles transitant par Skype, le malware de Digitask contourne donc le problème de chiffrement du logiciel d’eBay.

La méthode pour introduire un tel malware sera tout bêtement d’envoyer un fichier joint à un courriel. Cependant, cette méthode ne pouvant fonctionner que sur les internautes peu prévoyants, d’autres moyens (non précisés) pourront être utilisés afin de s’introduire dans l’ordinateur en question.

Légalisé mais coûteux

Le plus étonnant reste cependant les tarifs proposés par Digitask. 3500 euros seront ainsi facturés à la police bavaroise et aux bureaux des procureurs, pour une installation de Skype Capture Unit, le fameux logiciel. Une interception SSL, leur coûtera 2500 euros.

Si le sujet vous intéresse, et si vous maîtrisez un minimum l’anglais et l’allemand, vous pouvez en savoir plus sur Skype Journal ainsi que sur WikiLeaks.

Sources:

 http://www.pcinpact.com/actu/news/41480-…


Sphere: Related Content

janvier 22, 2008

Finalement ce sont les lobbys qui l’ont eu dans le CULT :)

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 6:53

IFPI Fails to Force ISPs to Become Anti-Piracy Enforcers

Written by enigmax on January 22, 2008

The International Federation of the Phonographic Industry (IFPI) has been lobbying politicians of the European Parliament to force ISP’s to identify, filter, block and remove copyright infringing content from the Internet. Now, according to an early report, it appears that all three anti-piracy measures have been defeated.

The IFPI has been hard at work in its attempts to lobby members of the European Parliament to introduce legislation which would force ISPs to take extreme measures to fight piracy. They suggested that ISPs should start to filter infringing content, block access to websites such as The Pirate Bay, and block filesharing protocols, no matter what they’re being used for.

In addition the IFPI was also looking for an extension of copyright, supposedly to help artists whose works will fall into the public domain in their lifetime, which is great for the artist but bad for culture. The extension was said to try and bring Europe closer to the protections available in the United States.

According to Danny OBrien at the EFF, the extensions wouldn’t make any sense: “..five Nobel-prize winning economists concluded that “copyright term extension is unjustified both as a protection to current artists (who rarely earn much from far future extensions), or as an economic positive for society as a whole. Yet the music industry, fearful of losing tight control of its own back catalog, still continues to advocate for more copyright, no matter the cost.”

Now, in what will be a huge blow to the IFPI, Danny O’Brien says that the proposals have been defeated.

He says: “Just got word from the European Parliament all three of the filtering/copyright extension amendments were defeated or withdrawn in the committee vote. We’re still waiting on the official record, but if that’s true, it’s an amazing victory — one was originally proposed by the original author of the report, Guy Bono himself, one was voted in by the powerful industry committee, and one was drafted by an EPP-ED member, the largest bloc in the parliament.”

In December we reported that the IFPI had already convinced several European politicians to support the proposals. However, The Committee on Culture and Education from the European parliament made a wise decision not to turn the proposed amendments into European policy.

Sources:

 http://torrentfreak.com/ifpi-fails-08012…

(La flemme de traduire, sorry)


Sphere: Related Content

janvier 18, 2008

Schneider, leader mondial de la vidéosurveillance

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 6:28

Schneider, leader mondial de la vidéosurveillance Bonjour,

“30 ans au service des libertés !”, clame la carte de vœux de la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) et de son président Alex Türk en ce début 2008.

Pour fêter ça, trois fois plus de caméras nous surveilleront bientôt, selon l’annonce faite par Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, avec les encouragements d’Alex Türk : ” Je comprends parfaitement que les autorités françaises envisagent de développer cet outil qui vient de faire la preuve de son utilité en Grande-Bretagne. Je suis d’ailleurs certain qu’une majorité de Français seraient d’accord, beaucoup considérant d’ailleurs qu’ils n’ont rien à cacher. La Cnil n’est pas contre la mise en place de réseaux de vidéosurveillance par principe. (…) Les citoyens sont prêts à accepter une légère réduction de leurs libertés pour améliorer le niveau de sécurité collective.” (La Croix, 9/07/07)

C’est un expert qui vous parle : en 30 ans d’existence, la CNIL n’a rien fait d’autre que d’aider les citoyens “à accepter une légère réduction de leurs libertés” : prolifération des fichiers de police y compris illégaux, usages tous azimuts du Numéro d’inscription au répertoire (NIR), traçabilité des internautes, invasion des caméras de vidéosurveillance, systèmes de contrôles biométriques, puces RFID, prélèvements ADN, futur Dossier Médical Personnalisé, etc.

Et les employés de la CNIL s’étonnent encore que des opposants occupent leurs locaux, comme le 14 décembre dernier.

Nous ne reviendrons pas en arrière. Les adolescents de 2008 ne voient pas où est le problème. Ça tombe bien, le marché est considérable, et les vendeurs de dispositifs de techno-surveillance affichent de splendides projections de croissance.

Quelques exemples d’attributions de marchés publics : 2, 27 millions d’euros TTC pour l’extension du réseau de vidéosurveillance de la Communauté urbaine de Strasbourg (novembre 2007) ; 1,5 million d’euros TTC pour la refonte et l’extension de la vidéosurveillance sur une portion de l’autoroute A40 en Haute-Savoie (octobre 2007) ; 145 000 € pour l’installation d’un système de vidéosurveillance au stade Jean Laville de Gueugnon.

2007. Le premier employeur grenoblois (le groupe Schneider : Merlin-Gerin, Telemecanique et Square D) devient le numéro 1 mondial de la vidéosurveillance. Nul doute que son conseil d’administration ne sabre le champagne pour les 30 ans de la CNIL. Les politiques locaux (Destot, Baile, Sans Nicolas) réclament plus de caméras.

Quant aux 6300 employés de la cuvette qui apportent leur concours à ce fleuron du flicage, ils appartiennent sans doute à cette majorité de Français qui “n’ont rien à cacher” : découvrons donc en pièce jointe, avec le Mouvement pour l’Abolition de la Carte d’Identité (MACI), comment leur boîte tire profit de la “légère réduction de nos libertés”.

Merci de faire circuler

 http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip….


Sphere: Related Content

janvier 17, 2008

“Comment survivre à un bust” V4 Disponible

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 9:20

La version mise à jour du travail de cryptobob est en ligne.
Pour mémoire, j’avais tenté modestement de contribuer à la popularisation de son travail en tentant de vulgariser les conseils qu’il donnait dans “Comment survivre à un bust?” V1,V2,V3
Donc la nouvelle version est disponible ici:
 http://dl.free.fr/aNY5cgoJU/Bust_v4_FREN…
 http://www.megaupload.com/fr/?d=DERPMBU4
 http://www.nowupload.com/:NFy
 http://dump.no/files/ecd78cccd092/Bust_v…
 http://rapidshare.com/files/78564103/Bus…

versions PDF et ODT disponibles sur sTORage :
 http://utovvyhaflle76gh.onion/sTORage/Do…
Si vous avez un peu suivi ce qui était raconté dans la partie “Anonymat” de ce blog, vous ne serez pas dépaysé.
C’est juste un peu plus technique qu’ici, mais rappelons que la situation politico-sécuritaire évolue vite(et mal…) en France, donc c’est le moment de se creuser un peu.


Sphere: Related Content

juin 3, 2007

Lawrence Lessig

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 2:11

Lawrence Lessig est incontestablement aujourd’hui l’un des plus célèbres juristes américains. Impossible d’entamer une conversation dans la Silicon Valley sur la question du logiciel libre, de la propriété intellectuelle et du Peer to Peer sans que son nom, ses livres ou ses positions ne soient immédiatement mentionnés. Et pourtant, il demeure quasiment inconnu en France, où ses ouvrages ne sont pas traduits.

Né en 1961, Lawrence Lessig est diplômé des meilleures universités américaines et anglaises : Wharton, Cambridge, Yale. Juriste chevronné, il aurait pu choisir une brillante et lucrative carrière d’avocat. Mais c’est vers l’enseignement et la recherche qu’il se tourne. D’abord à Chicago, à sa sortie de Yale en 1990, puis à Stanford, au cœur de la Silicon Valley. C’est là qu’il va se passionner pour les enjeux juridiques d’Internet, et prendre à bras le corps les questions de propriété intellectuelle.

Lessig, c’est d’abord et avant tout un fervent défenseur de la liberté d’expression , au sens libéral américain du terme. Et c’est cette position qu’il va défendre en tant que juriste actif et en tant que chercheur.

Sur le terrain, Lessig n’a cessé de faire entendre sa voix, notamment contre les grandes entreprises et les gouvernements qui veulent enfermer le réseau ou les logiciels contre ce qu’il appelle la « free culture ». C’est le procès Microsoft qui lui permettra d’accéder à la notoriété. Il sera l’un des conseillers les plus proches du juge Jackson, qui conduit le procès anti-trust du siècle contre la compagnie de Redmond. Il renouvellera son engagement de terrain en 2003, en tentant aux côtés d’universitaires, de musées, et de réalisateurs, de faire déclarer anti-constitutionnel le Sony Bono Act qui prolonge de 20 ans la durée légale des droits d’auteurs aux Etats-Unis. Il échouera à la Cour Suprême, dépassé par le puissant lobby des producteurs, mené par Disney.

La pensée de Lessig se retrouve dans trois ouvrages majeurs : Code and other laws of cyberespace , publié en 1999, The Future of Ideas , publié en 2001, et Free culture , publié en 2004 sous licence Creative Commons et téléchargeable librement sur Internet  www.freeculture.org). Impossible de résumer ici, en quelques lignes, la pensée riche de cet auteur prolixe et actif. Une interview donnée en 2004 au journal québécois Le devoir résume cependant bien son action. Il y déclare notamment :

“Le plaidoyer pour une culture libre achoppe sur une confusion qui est difficile à éviter, et même encore plus difficile à comprendre. Une culture libre n’est pas une culture sans propriété ; ce n’est pas une culture dans laquelle les artistes ne sont pas payés. Une culture sans propriété, ou dans laquelle les créateurs ne pourraient pas être payés, serait l’anarchie, et non pas la liberté. Et mon propos n’est pas de plaider pour l’anarchie”.

C’est pour répondre à ce paradoxe que Lessig a créé fin 2001 le concept de Creative Commons, qui se développe depuis un an en France. Creative Commons, dont Lessig est président, met à la disposition des artistes comme des créateurs de logiciels un système flexible de protection de la propriété intellectuelle, permettant à chaque auteur de définir lui-même les règles d’usage qu’il considère acceptables (pour en savoir plus : http://fr.creativecommons.org/index.htm ).

La dernière livraison de la Technology Review (juin 2005), éditée par le MIT, propose une bonne illustration des débats auxquels participe Lessig. Consacrant son dossier à la propriété intellectuelle, elle demande à plusieurs chercheurs – dont Lessig : « Qui possède les idées ? ». Belle question aujourd’hui ! Et la réponse de Lessig n’est guère surprenante : « Ceux qui les utilisent » ! Il ouvre ainsi le débat, notamment avec Richard Epstein – professeur de droit de l’Université de Chicago – qui répond que ce sont ceux qui les créent qui possèdent les idées. Le tout contrebalancé par l’entrepreneur Charles Ferguson, qui insiste sur le fait que ce n’est certainement pas Microsoft qui les possèdent !

Justifiant ainsi cette conclusion de l’éditeur de la revue : « C’est compliqué… ». Lawrence Lessig a encore bien du chemin pour faire avancer ses idées, qui rencontrent un écho croissant, alors que les procès contre les internautes adeptes du Peer to Peer font rages et que le logiciel libre connaît de plus en plus d’adeptes, y compris en entreprise. IBM n’a-t-il pas décidé d’investir 4 milliards de dollars dans Linux ? Et c’est bien sur le terrain juridique qu’une grande partie de cette société en réseau, encore mal ou pas régulée, va se construire. Les enjeux, y compris sociaux, en sont fondamentaux.

Lessig est un juriste engagé et militant. Il propose es solutions opérationnelles et pragmatiques pour répondre aux besoins de cette société en réseau qui se développe dans un univers qui ne se satisfait pas des règles juridiques de l’ancien modèle de production intellectuel, sans pour autant pouvoir avancer dans un monde sans droit.

Dominique Piotet, pour l’Atelier BNP Paribas

(Atelier groupe BNP Paribas - 10/06/2005)
 http://www.atelier.fr/article.php?artid=…


Sphere: Related Content

mai 30, 2007

Les 12 conseils de l’EFF pour protéger votre vie privée en ligne

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 6:13

Les 12 conseils de l’EFF pour protéger votre vie privée en ligne

par Stanton McCandlish, conseiller juridique de l’Electronic Frontier Foundation
traduction : BugBrother.com

Vers. 2.0

Note: La mention de produits, services et compagnies n’équivaut pas à une approbation ou une recommandation de l’EFF. Ces exemples et liens sont fournis en tant que points de départ, nous laissons le soin aux internautes de faire leurs propres choix en fonction du niveau de sécurité qu’ils veulent atteindre et de l’adéquation entre les offres proposées et leurs besoins spécifiques.

1) Ne révélez jamais d’information personnelle par inadvertance.
2) Prenez en main la gestion des cookies.
3) Gardez une adresse e-mail ” propre “.
4) Ne révélez jamais de détails personnels à des inconnus.
5) Sachez que vous pouvez être surveillés au travail.
6) Prenez garde aux sites qui offrent prix & récompenses en échange de votre contact ou de toute autre information.
7) Ne répondez jamais, et sous aucun prétexte, aux spammeurs.
8) Soyez conscient des enjeux liés à la sécurité sur le Web.
9) Soyez conscient du degré de sécurité de votre ordinateur personnel.
10) Examinez les chartes de protection des données personnelles, et leurs ” labels “.
11) Rappelez-vous que c’est VOUS qui décidez quelles informations vous révélez sur vous-même, quand, pourquoi et à qui.
12) Mettez-vous à la cryptographie !
Pour plus d’information sur la protection de votre vie privée en ligne…

1) Ne révélez jamais d’information personnelle par inadvertance.

Vous pouvez être ” dépouillé ” de certaines informations personnelles, y compris vos adresses e-mail et physiques, sans même vous en apercevoir, à moins d’avoir correctement configuré votre navigateur web. Dans les menus ” Configuration “, ” Préférences ” ou ” Options ” de votre navigateur, il est ainsi préférable d’entrer un pseudonyme plutôt que son vrai nom, de même, n’y mettez pas votre adresse e-mail et toute autre information personnelle que vous souhaitez ne pas partager. Vous pourrez par la suite décider de fournir vous-mêmes ces informations dans les formulaires de sites auxquels vous faites confiance, mais il n’y a aucune raison de laisser votre navigateur risquer de révéler ces informations à n’importe quel site. Vérifiez bien, également, les configurations ” par défaut ” de votre ordinateur (comme le Panneau de Configuration Internet de Windows, le Gestionnaire de Configuration de MacOS ou encore l’utilitaire Internet Config pour Mac). Si elles sont utiles en certaines occasions et permettent, par exemple, de conserver les mêmes paramètres au sein de plusieurs applications liées à l’internet, il serait bon de les anonymiser, à l’instar du navigateur, au cas où elles contiennent certaines informations personnelles. Les ménages avec enfants sont susceptibles d’avoir un ” problème de sécurité ” supplémentaire : avez-vous établi des règles claires avec eux, de sorte qu’ils sachent que l’on ne révèle aucune information personnelle à moins que vous ne l’ayez approuvé en fonction des sites visités ?

2) Prenez en main la gestion des cookies.

Les ” cookies ” sont de petits bouts d’information que les sites de Web stockent sur votre ordinateur, temporairement ou de façon quasi permanente. Les cookies sont généralement utiles et inoffensifs : ils peuvent ainsi stocker mots de passe et identifiants de sorte que vous n’ayez pas à les retaper à chacune de vos visites sur les sites qui vous ont envoyé un cookie parce que vous vous y êtes enregistrez. Cependant, les cookies peuvent aussi être utilisés en vue de mieux vous ” profiler “, enregistrant vos mouvements au sein d’un site Web, le temps que vous y passez, les liens que vous cliquez et autres détails que le gestionnaire du site veut enregistrer, généralement en vue de revendre les bases de données et fichiers clients où sont recoupées toutes ces informations. La plupart des cookies ne peuvent être lus que par la société qui les a émis. Cependant, certaines entreprises, notamment celles qui gèrent les bandeaux de pub en ligne, effectuent un recoupement et une traçabilité des internautes à partir des cookies, c’est parfois l’essence même d’une partie de leurs activités. Elles peuvent ainsi connaître les sites que vous visitez, les bandeaux de publicités sur lesquels vous cliquez, etc., et partager ces informations avec les sites Web de tous leurs clients (qui peuvent se compter par centaines, parfois par milliers). Ainsi de DoubleClick, AdCast ou LinkExchange. http://privacy.net/track, ainsi que la CNIL (en français) vous en offriront la démonstration.

Les navigateurs permettent dorénavant de prendre le contrôle des cookies. Netscape, par exemple, vous propose d’être tenu informé dès qu’un site tente d’enregistrer un cookie sur votre disque dur tout en vous donnant quelques informations supplémentaires sur ce cookie. Vous avez ainsi la possibilité de l’accepter ou bien de le refuser (soyez vigilants dès que l’utilité du cookie ne vous paraît pas ou peu claire, s’il renvoie vers un site autre que celui que vous visitez, ou qui ne sont pas temporaires). Vous pouvez aussi bloquer systématiquement tous les cookies émanant de sites tiers -autres que ceux que vous visitez-, voire absolument tous les cookies (ce qui pourra cela dit gêner la consultation de certains sites). Internet Explorer propose lui aussi une interface de gestion des cookies vous permettant d’autoriser ou de refuser tels ou tels sites à vous envoyer des cookies, ainsi qu’à interdire l’utilisation d’un cookie suspect émanant d’un site que vous avez pourtant autorisé à vous envoyer des cookies. Avec Internet Explorer, vous pouvez aussi autoriser, temporairement, un site à vous envoyer des cookies, avant que de le lui interdire (par exemple lorsqu’un site de commerce électronique requiert l’utilisation des cookies pour traiter votre commande, mais que vous ne vouliez pas pour autant l’autoriser à effectuer une traçabilité de votre navigation, des produits que vous consultez, des liens sur lesquels vous cliquez, etc.). En activant la notification systématique des cookies, vous risquez de voir apparaître un grand nombre de pop-ups, mais un peu de pratique vous permettra de cliquer sur le bouton “Refuser” de façon si rapide que vous ne vous en rendrez même plus compte. L’idée est de n’autoriser que les seuls cookies dont vous avez réellement besoin ET qui émanent de sites auxquels vous faites confiance. Vous pouvez aussi décider d’utiliser un navigateur “alternatif” tel que Mozilla (Windows, Mac, Linux), Opera (Windows, Mac, Linux), Konqueror (Linux) ou iCab (Mac), qui vous permettront de gérer encore plus efficacement les cookies.

Vous pouvez aussi vous servir de logiciel et services de gestion des cookies. Ainsi, Internet Junkbuster  http://www.junkbusters.com/ht/en/ijb.htm…) fonctionne sur Win95/98/NT et Unix/Linux (mais pas Mac) et peut sélectivement bloquer des cookies (et bandeaux de pubs) à votre place, comme interMute  http://www.intermute.com/ qui bloque, en sus, les fenêtres pop-up, entre autres, mais ne marche que sous Windows). Une autre solution ne tournant que sous Windows est AdSbtract  http://www.adsubtract.com). Guidescope  http://www.guidescope.com/home/) est un produit comparable, mais fonctionnant sous Linux, Solaris et Windows. Une application Java nommée Muffin  http://muffin.doit.org/) est également disponible : elle fonctionne sous Mac, Windows et Unix et est conçue pour des utilisateurs aguerris, à mesure qu’elle est complexe à installer et à faire fonctionner correctement. Vous pouvez aussi utiliser, sous Mac, Linux et Windows, WebWasher  http://www.webwasher.com/), qui sert à filtrer les bandeaux de publicité et permet une gestion relativement poussée des cookies, notamment grâce aux plug-ins Seclude-It et Secretmaker disponibles sur le site. Voir aussi, toujours sous Windows, CookiePal  http://www.kburra.com/cpal.html) et http://www.thelimitsoft.com/cookie.html. Il existe également de nombreux logiciels ” bouffeurs de cookies “, qui travaillent en tâche de fond ou bien en temps réel et qui s’occupe d’effacer et gérer les cookies pour vous, tels qu’iDcide, CookieCop, Cookie Manager, Cookie Wall, etc. (voir l’excellent site Web et Sécurité pour une présentation plus détaillée de ces utilitaires - http://websec.arcady.fr). De même que si vous bloquez entièrement l’accès aux cookies, vous pouvez connaître quelques problèmes en visitant les sites qui exigent l’utilisation des cookies (bien que dans la plupart des cas le pire qui puisse se produire est d’avoir à retaper vos identifiants et mots de passe que vous pensiez avoir sauvegarder). Effacer vos cookies de façon périodique est également une très bonne méthode qui, si elle permet toujours aux sites de surveiller ce que vous faites, ne serait-ce que pour une courte période (c.-à-d. le temps entre deux suppressions successive des cookies), permettra de contrecarrer les tentatives de surveillance et de traçabilité de vos mouvements en ligne.

Une autre option est de passer par un ” intermédiaire ” (qu’il s’agisse d’un logiciel ou encore d’un service en ligne), tel que le SiegeSurfer de SiegeSoft  http://www.siegesoft.com/_html/tutorial….), Freedom de Zero Knowledge Systems  http://www.freedom.net), entre autres. Ils fonctionnent en tant que filtre ou écran entre vous et les sites que vous visitez, et peuvent complètement masquer qui vous êtes, d’où vous venez (et bloquer tous les cookies) face aux sites Web que vous visitez. La plupart tournent sous Windows uniquement, mais l’Anonymizer  http://anonymizer.secuser.com/) ou encore Orangatango  http://www.orangatango.com/), offrent eux aussi un tel service quelle que soit votre système informatique. Mais ATTENTION : ne confondez pas les “infomédiaires” honnêtes avec les “services de gestion de l’identité” tels que le Passport de Microsoft ou DigitalMe de Novell. Si ces services peuvent s’avérer pratiques, c’est au prix de votre vie privée, ces sociétés cherchant moins à vous servir qu’à engranger un maximum de données personnelles à des fins marketing.

La solution idéale, qui placerait à l’intérieur même du navigateur un outil complet de gestion des cookies, n’existe pas encore. Seule une pression accrue des utilisateurs sur Microsoft, Netscape et autres fabricants de navigateurs permettrait d’y arriver. Les internautes devraient être à même de pouvoir rejeter les cookies émanant d’un site dans sa totalité, de refuser par défaut tous les cookies renvoyés à des tierces parties, de refuser tous ceux qui ne sont pas essentiels à la transaction en cours, de recevoir la notification de ce à quoi va servir exactement tel ou tel cookie, et de pouvoir déterminer à l’avance des comportements et autorisations par défaut plutôt que d’avoir à interagir avec les cookies un par un. Ce n’est tout simplement pas possible à ce jour. Vous pouvez ainsi contacter la compagnie qui distribue votre navigateur et exigez que ces dispositifs essentiels soient rajoutés dans la prochaine version du logiciel.

3) Gardez une adresse e-mail ” propre “.

Que vous écriviez par e-mail à quelqu’un que vous ne connaissez pas, ou bien sur un newsgroup, une liste de discussion, un chatroom ou n’importe quel autre espace public sur le Net, que vous éditiez une page Web mentionnant votre adresse e-mail (identification obligatoire selon la récente Loi sur la Liberté de Communication, connue comme sous l’appellation d’ ” amendement Bloche ” - voir http://www.uzine.net/rubrique30.html), il est préférable d’utiliser un compte alternatif ou une adresse pseudonyme, et de n’utiliser votre véritable adresse, ou celle que vous préférez, qu’auprès de listes restreintes, sinon fermées, ainsi que de personnes que vous connaissez bien en qui vous avez entière confiance. Les adresses qui sont postées (même si elles elles n’apparaissent que dans les en-têtes des messages) dans les espaces publics peuvent en effet facilement être découvertes par les spammers (qui envoient des courriers, généralement publicitaires, non sollicités) et être ajoutées à leur liste de ” cibles “. Le jour où votre adresse publique sera tellement spammée que cela deviendra vraiment gênant, vous n’aurez plus qu’à la détruire et vous en créer une autre. Vos amis, patron, etc., connaîtront toujours votre ” véritable ” adresse. Vous pouvez utiliser un fournisseur d’e-mail gratuit (supporté par la pub) tel que Hotmail ou Yahoo pour créer de tels comptes alternatifs. Il est préférable d’utiliser pour votre compte principal l’e-mail fourni par votre Fournisseur d’Accès Internet, sans oublier d’examiner leur charte de protection des données personnelles (surtout s’ils sont eux aussi des ” gratuits “), à mesure que les fournisseurs d’e-mails ” gratuits ” peuvent empiéter sur votre vie privée. Vous pouvez aussi préférez utiliser un ” package ” e-mail qui donne à l’utilisateur plusieurs identifiants et adresses (fournisseurs d’” alias ” et de redirection d’adresses e-mails) de sorte que vous n’ayez pas à passer par de multiples services en vue d’utiliser plus d’une seule adresse e-mail (mais vous risquez alors de devoir vous connecter au web plutôt que de pouvoir utiliser votre logiciel de courrier électronique, la majeure partie des fournisseurs d’adresses e-mails “gratuites” interdisant l’utilisation des protocoles POP et IMAP). Au cas où vous seriez tenu de fournir une adresse e-mail afin d’accéder à un site ou un service (mais qu’aucun code d’accès n’est envoyé à cette adresse, qui ne sert qu’à remplir les bases de données clients), n’hésitez pas à utiliser une adresse de type “utilisateur@example.com” : example.com est un site fictif reconnu comme tel par les standards de l’Internet, ce qui permet de vous assurer que vous ne risquez pas, en donnant une adresse e-mail qulconque, de spammer la BAL d’un quelconque internaute.

4) Ne révélez jamais de détails personnels à des inconnus.

La vitesse de l’Internet est souvent reflétée par la rapidité avec laquelle on se crée de nouveaux cercles, en ligne, de connaissance et d’amis. Mais il est important de ne pas oublier que l’on ne sait jamais vraiment qui sont ces personnes ni comment elles sont dans la ” vraie vie “. A mille kilomètres de distance, il est souvent impossible d’avoir des amis d’amis ni quelque référence que ce soit à leur sujet. Soyez également prudent en matière de rendez-vous en face à face. Si vous et votre nouvel e-ami vouliez vous rencontrer en personne, faites-le dans un endroit public. Amener un ami avec vous peut également s’avérer être une bonne idée. Sans être paranoïaque, mieux vaut être prudent. Des informations personnelles telles que vos nom et prénoms, lieu de travail et de résidence, numéro de téléphone (sans même parler de choses évidentes comme votre numéro de carte de crédit, etc.) devrait ainsi rester privé jusqu’à ce que vous en sachiez plus sur voter correspondant. Il va sans dire que de telles informations ne devraient pas être mises sur vos pages personnelles (l’amendement Bloche permet ainsi aux particuliers de ne s’identifier qu’auprès de leurs hébergeurs plutôt que sur leurs pages d’accueil). Si vous avez un page Web professionnelle, il est possible qu’elle contienne certaines de ces informations personnelles, mais rien ne vous oblige à révéler son existence à ceux que vous pourriez rencontrer dans les chatrooms. Pour ceci, et d’autres raisons, nombreux sont ceux qui disposent de deux pages persos, une pour le travail, une autre pour la sphère privée. Toujours dans le secteur commercial, faites très attention aux “nouveaux amis d’un jour”. Une forme classique de “social engineering” (”ingénierie sociale”, fait de manipuler quelqu’un en vu d’obtenir de lui des informations) pratiqué en matière d’espionnage industriel et économique est précisément de se lier d’amitié avec sa cible le temps qu’il révèle un certain nombre d’informations sensibles.

5) Sachez que vous pouvez être surveillés au travail.

Dans la plupart des pays, les employés ne disposent que de peu, sinon d’aucune, mesure de protection de la vie privée face à la surveillance effectuée par les employeurs. En France, sachez tout de même que si surveillance il y a, elle a dû vous être notifiée dans le règlement intérieur de votre société. Si vous discutez de points sensibles par e-mail, ou quelque autre média en ligne, soyez sûr de la personne avec qui vous parlez. Si vous répondez à un message passé sur une liste de discussion, vérifiez bien les en-têtes et l’adresse à laquelle vous répondez - votre réponse va-t-elle à la personne à qui vous répondez, ou bien à la liste tout entière ? Sachez en outre qu’un nombre croissant d’employeurs surveillent et enregistrent l’utilisation du Web par leurs employés, tout autant que leur e-mails. Ceci pourrait compromettre vos mots de passe bancaires et toute autre information sensible et privée. Gardez vos informations confidentielles et l’utilisation personnelle de l’internet pour la maison, en privé.

retour
6) Prenez garde aux sites qui offrent prix & récompenses en échange de votre contact ou de toute autre information.

Il y a de fortes probabilités qu’ils recueillent ce genre d’information pour les revendre par la suite à des firmes de marketing direct. Dans la majeure partie des cas, vos noms et adresse valent bien plus pour eux (parce qu’ils peuvent les revendre à d’autres sociétés commerciales, qui peuvent faire de même à leur tour - avec un effet boule de neige) que pour ce que vous êtes (censé) en obtenir en échange. Soyez particulièrement circonspect avec les loteries et autres concours. Vous ne gagnerez probablement pas, mais le marchand si, en tout cas si vous lui fournissez quelque information que ce soit.

retour
7) Ne répondez jamais, et sous aucun prétexte, aux spammeurs.

Le ” Spam “, ou e-mail non sollicité et envoyé en masse, est quelque chose dont vous êtes probablement déjà familier (si vous n’en avez pas marre, tout simplement). Lorsque vous recevez un spam publicitaire, ne répondez jamais à l’offre qui vous est faite, mais ne prenez pas non plus la peine de répondre avec la mention ” STOP ” (ou remove, unsubscribe, retirez-moi de votre liste, etc.) dans le titre de votre email, et ce quelle que soit l’instruction (probablement fausse) qui vous a été donnée pour ne plus recevoir ce genre de spam. Ceci est essentiellement conçu pour confirmer le fait que votre adresse est lue par une véritable personne, et non par un ordinateur, et vous vous retrouverez en un rien de temps sur des douzaines les listes de spammeurs supplémentaires. Si vous ouvrez le message, vérifiez bien la file d’attente du courrier sortant pour vous assurer qu’aucun message de ” confirmation de réception ” par retour de courrier n’a été produit automatiquement et à votre insu. Il est d’ailleurs préférable de mettre vos e-mails dans la file d’attente avant de les envoyer manuellement plutôt que de les envoyer immédiatement, de sorte que vous puissiez voir ce qui va réellement sortir avant qu’il ne soit trop tard. Si vous avez un bon Fournisseur d’Accès Internet (FAI), vous pouvez aussi leur faire parvenir les copies des spams que vous recevez afin qu’ils puissent se plaindre auprès du FAI du spammeur (ou, si vous connaissez bien le système d’en-têtes et de DNS des courriers électroniques, entrez vous-même en contact avec son FAI). Si vous recevez beaucoup de spams, un certain nombre de services de filtres et d’anti-spam sont disponibles, vous trouverez plus d’informations sur :
Collectif Anti-Spam : http://caspam.org/
Outils anti-spam : http://caspam.org/outils_anti_spam.htmlhttp://www.megagiciel.com/214.html)
Les logiciels de tri de vos e-mails  http://www.zdnet.fr/prat/guide/inte/a001… )
Un nouveau guide internet - La lutte anti-spam  http://www.imaginet.fr/ime/spam.htm)
Kit Jussieu Lutte anti-spam : http://www.prism.uvsq.fr/~pda/kit-jussie…
Combattez le Spamming sur Internet avec EuroCauce (Coalition européenne contre les e-mails non-sollicités).

8) Soyez conscient des enjeux liés à la sécurité sur le Web

Ne soumettez jamais un numéro de carte de crédit ou autre information personnelle extrêmement sensible sans vous être d’abord assuré que votre connexion est sécurisée (chiffré, cryptée). Pour cela, vérifiez qu’il y a bien, dans Netscape, un verrou fermé (Windows) ou une clé non cassée (Mac) en bas de la fenêtre de votre navigateur. Dans Internet Explorer, recherchez le verrou fermé en bas (Windows) ou près du haut (Mac) de la fenêtre du navigateur. Quel que soit le navigateur, l’URL (ou adresse Web) d’une connexion sécurisée commence par ” https: / / ” et non, comme d’habitude, par ” http:// “. Si vous êtes parvenu à la page qui requiert une telle connexion (en vue d’effectuer une transaction, par exemple), mais qu’elle affiche ” http: / / “, essayez d’y ajouter le ” s ” vous-même avant de recharger la page en cliquant sur le bouton Enter (pour Netscape et IE; pour ce qui est des autres navigateurs, conformez vous aux procédures et modes d’emploi spécifiques). Si vous recevez un message d’erreur attestant que la page ou le site n’existe pas, cela signifie probablement que la société qui gère le site est tellement mauvaise, et négligente envers vos informations sensibles et votre argent, qu’ils n’ont même pas sécurisé leur site Web. Faites donc vos affaires ailleurs.

Votre navigateur révèle un certain nombre d’informations vous concernant, à mesure qu’il est possible de relier votre adresse IP (l’identitfiant de votre ordinateur sur le réseau internet) à votre identité, tout spécialement si vous êtes connectés par ADSL ou haut débit. Pour voir une démonstration de tout ce que révèle de vous votre ordinateur, allez sur http://privacy.net/analyze/.

Soyez également attentifs aux “spywares”, ou “espiogiciels” -logiciels inclus dans un certain nombre d’applications et dont l’objectif est d’espionner subrepticement vos activités afin d’améliorer les bases de données comportementales de certaines sociétés de publicité et de marketing. Pour vous en prémunir, les utilisateurs de MS Windows peuvent instaler Ad-aware (shareware, cf http://www.lavasoft.de/), basé sur une base de données collaborative de spywares et qui désinstallera ceux qu’il trouvera dans votre ordinateurs. Les utilisateurs de Mac et Linux devraient sous peu voir apparaître de tels logiciels.

Java, Javascript et ActiveX peuvent aussi être utilisés pour vous espionner. Vous pouvez cela dit les désactiver ans le panneau de configuration ou les préférences de votre navigateur. Il est conseillé de les désactiver par défaut -vous en serez d’autant plus sécurisé- et de ne les réactiver que lorsque vous accédez à un site auquel vous faites confiance et qui en a besoin pour bien fonctionner. Si vous ne savez pas en quelle mesure votre navigateur autorise ou non ces langages, BrowserSpy vous le dira, ainsi qu’un grand nombre d’autres informations révélées par votre navigateur : http://gemal.dk/browserspy/.

Les “webbugs” (ou “pixels blancs”) sont un autre type d’”espiogiciel”, qui se manifestent générralement sous la forme d’une image invisible ou presque liée à un cookie ou à une requête javascript de sorte d’effectuer une traçabilité de votre utilisation du web. http://websec.arcady.fr/connaitre.htm est une excellente ressource pour en apprendre plus sur toutes ces formes d’espionnage marketing (voir aussi, en anglais, la webbug FAQ : http://www.nthelp.com/OEtest/web_bug_faq…). Il est relativement difficile d’arriver à discerner le “webbug” d’une image légitime et non-invasive. Cf, à ce propos, le détecteur de webbug de la Privacy Foundation  http://www.bugnosis.org/ - pour Windows MSIE seulement). Lorsqu’un webbug apparaît dans un pop-up (petite fenêtre généralement publicitaire), le plus simple est de fermer le pop-up. Si cela s’avère impossible (notamment en raison d’un javascript qui cherche à vous en empêcher), fermez toutes les autres fenêtres et vous pourrez normalement fermer le pop-up. Une autre technique permettant de combattre les webbugs est d’interdire tout cookie en provenance de DoubleClick, AdCast, LinkExchange et autres serveurs de publicité, ainsi que tout cookie émanant d’un site autre que celui que vous visitez (la majeure partie des cookies provenant de sites “tiers” sont es webbugs). Sachez enfin que les logiciels de courrier électronique et de consultation des newsgroups capables de lire les e-mails au format HTML peuvent eux aussi servir à activer un webbug. N’hésitez pas à interdire l’utilisation des cookies (et de javascript) dans les préférences de ces logiciels à mesure que les cookies ne sont d’aucune utilité en matière d’e-mail et de newsgroups.

9) Soyez conscient du degré de sécurité de votre ordinateur personnel.

L’autre donnée du problème réside dans votre propre ordinateur, qui peut s’avérer être le point sensible pour la sécurité de vos transactions sur l’Internet. Si vous avez un accès câble, ADSL ou quelque autre connexion à l’Internet pouvant fonctionner 24h/24, à la différence d’une connexion ” normale ” par modem et téléphone, n’oubliez pas d’éteindre votre ordinateur quand vous ne l’utilisez pas. La plupart des ordinateurs personnels disposent en effet d’un niveau de sécurité pitoyablement faible comparé aux postes de travail d’Unix qui gèrent la plupart des sites Web commerciaux. Les pirates informatiques recherchent ainsi les ordinateurs personnels vulnérables et sans surveillance connectés par câbles ou ADSL, qu’ils peuvent contrôler, dévaliser ou encore fouiller en profondeur (à la recherche de mots de passe, n° de cartes de crédits, et autres données sensibles) avec une déconcertante facilité, sans parler des cas où ils se servent de votre propre ordinateur en vue d’attaquer tel ou tel système informatique distant, attaques dont vous pourriez être tenu pour responsable. L’utilisation d’un firewall peut s’avérer particulièrement utile en pareil cas.

10) Examinez les chartes de protection des données personnelles, et leurs ” labels “.

Au moment de décider si vous allez ou non faire des affaires avec un site Web, il y a d’autres facteurs tout aussi important en matière de sécurité internet qu’une connexion sécurisée. Le site fournit-il un contact hors ligne, y compris une adresse postale ? Le site a-t-il mis en évidence une charte de protection des données personnelles et de la vie privée ? Si oui, qu’indique-t-elle ? Ce n’est pas parce que l’on établit une ” charte ” que celle-ci va vous protéger. Voyez par vous-même : la plupart d’entre-elles sont essentiellement conçues sous forme de mises en garde censées vous signifier que vous n’avez aucune garantie en matière de vie privée ! Prenez donc le temps de les lire attentivement. Si la charte vous semble CORRECTE, avez-vous une quelconque raison de croire qu’elle sera respectée ? Avez-vous jamais entendu parler de cette société ? Quelle est sa réputation ? Authentifient-ils leur charte (ou ” Privacy Statement “) avec un label tel que celui de Webtrust  http://www.webtrust.org/) et L@beliste (introuvable sur le Web) , tous deux recommandés par la CNIL, ou encore TRUSTe  http://www.truste.org) et BBBonline  http://www.bbbonline.org) ? De tels programmes garantissent la bonne tenue des sites de Web en fonction de quelques normes de base, mais peuvent aussi leur retirer, avec pertes et fracas, mais en fanfare, leurs permis d’approbation et leurs labellisations à ces douteuses sociétés qui ne tiennent pas leurs engagements. Mais s’il y a un label, il n’y a pas de problème, ” on ” s’occupe de nous ! Vérifiez d’abord que le label n’a pas été contrefait (il suffit pour cela de copier-coller le logo…). Examinez soigneusement les conditions requises, et normes appliquées, d’autant plus si vous vous contentez de souscrire à un service plus que de seulement acheter un produit. Vérifiez bien qu’il ne s’agit pas d’une escroquerie qui vous refacturera plusieurs fois le même service, et faites attention aux frais cachés.

11) Rappelez-vous que c’est VOUS qui décidez quelles informations vous révélez sur vous-même, quand, pourquoi et à qui.

Ne donnez pas trop facilement d’informations personnellement identifiables. De même que vous y penseriez à deux fois avant de donner à un employé du supermarché l’adresse de votre domicile et votre numéro de téléphone, gardez à l’esprit que ce n’est pas parce qu’un site vous demande certaines informations personnelles que vous êtes obligé de les lui donner. Vous devez naturellement fournir des informations de facturation précises et à jour lorsque vous achetez quelque chose en ligne, mais si vous vous inscrivez à un site ” gratuit ” un peu trop un fouineur à votre goût, il n’existe aucune loi contre le fait de leur fournir des informations pseudonymes (cela dit, il serait probablement plus poli de lui fournir une adresse à l’évidence fausse, telle que ” 123 rue lambda, nulle part, 0000 ici “. Au cas où il générerait des envois publicitaires basés sur ces informations - vraisemblablement en accord avec les conditions imposées par sa charte de protection de la vie privée - il pourrait ainsi a priori enlever une telle adresse de son fichier, et donc éviter le gâchis postal, et l’affranchissement. Mais n’utilisez JAMAIS pour autant l’adresse de quelqu’un d’autre ! Cela dit et au cas où vous soyez tenu de signifier votre accord aux conditions d’utilisation d’un service gratuit, assurez-vous que le contrat ne prévoit pas de poursuites judiciaires pour ceux qui donneraient de fausses informations…

12) Mettez-vous à la cryptographie !

Au final, et même si cela n’est jamais qu’une introduction en la matière, il existe d’autres menaces pesant sur votre vie privée que celles émanant de marchands peu scrupuleux, patrons espions, spammeurs et escrocs. On peut ainsi, aussi , parler de l’espionnage industriel, de la surveillance gouvernementale, de l’usurpation d’identité, des anciens associés qui se font la guerre, et des pirates informatiques. Des logiciels de cryptage pour les e-mails et les fichiers, relativement simples d’utilisation, sont disponibles gratuitement, tel que Pretty Good Privacy (PGP, disponible sur http://come.to/pgpenfrancais), qui fonctionne sur presque tous les ordinateurs et dans la plupart des principaux logiciels de courrier électronique. Un bon cryptage se sert de codes secrets particulièrement robustes, très difficiles sinon impossibles à cracker, en vue de pouvoir réellement protéger vos données. Vous pouvez également passer par des services et outils spécialisés (certains gratuits, d’autres non) qui se passent d’intermédiaires et permettent de se connecter via un ” tunnel ” sécurisé et crypté, ou de façon anonyme, ou encore d’éditer une page Web de façon anonyme. Anonymizer  http://anonymizer.secuser.com/) offre ainsi tous ces services, quand d’autres produits comme FSecure SSH  http://www.fsecure.com/products/ssh/) et SecureCRT  http://www.vandyke.com/products/securecr… proposent (entre autres choses) de véritables tunnels de SSH en packages.

Un jour viendra, heureusement, où le cryptage des données et la sécurité informatique seront tout simplement inclus, à la base, dans tous les services offerts par les Fournisseurs d’Accès Internet et les systèmes d’exploitation informatique. En attendant, nous ne saurions que trop vous conseiller de chercher activement un bon FAI et de bons logiciels.

retour
Pour plus d’information sur la protection de votre vie privée en ligne:

* Web & Sécurité (cookies, spywares, firewalls, utilitaires…) : http://websec.arcady.fr
* Bug Brother (anonymizers, remailers, crypto, stégano…) : http://www.bugbrother.com
* PGP en Français : http://come.to/pgpenfrancais
* CNIL (découvrez comment vous êtes pistés sur internet) : http://www.cnil.fr
* EFF Privacy Archive - http://www.eff.org/pub/Privacy
* “Protecting Yourself Online” Book - http://www.eff.org/promo/protectbook.htm…
* TRUSTe’s “Protecting Your Privacy Online” FAQ - http://www.truste.org/users/users_protec…
* Privacy Rights Clearinghouse - http://www.privacyrights.org
* Privacy International - http://www.privacyinternational.org/

L’Electronic Frontier Foundation (EFF, http://www.eff.org) est la pionnière des organisations de défense des droits et libertés civiles de l’ère digitale. Créée en 1990, l’EFF encourage et défie activement l’industrie et les gouvernements à soutenir la liberté d’expression, la vie privée et l’ouverture de la société de l’information. L’EFF est soutenu par nombre d’organisations et maintient l’un des sites les plus connus dans le monde (on ne compte plus le nombre de sites qui ont un lien vers celui de l’EFF, notamment grâce à la campagne du Ruban Bleu destiné à soutenir la liberté d’expression).


Sphere: Related Content

mai 11, 2007

Paranoiac Way Of Life

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 6:51

Ces quelques pistes et conseils n’ont pas pour but de vous rendre tout a fait invisible sur le net, mais plutot de vous permettre de camoufler une partie de vos informations personnelles aux little brothers de toutes sortes existant sur internet.

J’espère que vous aurez compris que l’anonymat n’est pas un luxe, ni le symptome d’une paranoia ou la couverture réservée à des activités illégales.
L’anonymat est un droit et ce droit est celui relatif à la vie privée et à la confidentialité.
Ce droit est désormais remis en question sous divers prétextes: lutte contre le terrorisme, contre la pédopornographie etc…
Si il est légitime de combattre ces dérives, il l’est beaucoup moins de s’en servir afin de mettre en place une surveillance globale et apriori.

Cette surveillance, dont le symptome le plus visible est la multiplication des caméras de vidéo surveillance revient à considérer chacun comme un suspect potentiel et est par essence totalitaire, dans la mesure ou elle gomme les intermédiaires entre l’individu et l’Etat. On pourrait d’ailleurs s’interroger sur la pertinence de l’attitude paranoiaque des états modernes fantasmant sur les projets illusoires d’une surveillance de tout les instant sur les individus.

Quoiqu’il en soit si l’anonymat totale sur le net est relativement compliqué a obtenir, vous pouvez rendre la tache plus compliquée aux petits espions sévissant sur le réseau et obtenir un anonymat partiel ou relatif en mixant les différents techniques exposées ici:

-Pour le surf, alternez l’utilisation des webProxys, des proxys, de JAP, TOR et des lives cd.
N’oubliez pas de changer de pseudos à chaque fois que vous vous inscrivez sur un site: c’est une trés mauvaise idée que de conserver toujours le meme pseudo.
Utilisez une adresse jetable pour vous inscrire, comme par exemple:
 http://www.spamgourmet.com
Ne fournissez pas trop d’infos persos ou mieux: fournissez des infos erronées

-Pour les emails: n’utiliser qu’au minimum l’adresse email fournie par votre FAI et cryptez au maximum vos échanges.
Inscrivez vous sur plusieurs webmaillers avec des pseudos différents.
Pensez à activer SSL.

-Pour le chat: utilisez un logiciel et un protocole sur(et surtout pas MSN ou IRC!).

-Pour les blogs, la plateforme livelyblog offre l’anonymat, pour peu que vous utilisiez une adresse de messagerie sécurisée(hushmail est trés bien) ou une adresse jetable.

-Gardez en tete que ces conseils peuvent vous servir à déjouer la surveillance globale qui sévit sur internet, mais pas une enquete poussée sur votre compte si vous avez des activités illégales.
Au contraire l’utilisation de ces techniques pourraient se retourner contre vous en tant que circonstance agravantes.


Sphere: Related Content

Communications anonymes

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 6:44

N’accordez aucune confiance à votre fournisseur d’accès Internet! En effet celui ci a la capacité technique de lire vos emails sans que vous n’en sachiez rien.
D’autre part, il existe des systèmes d’interception des communications basés sur le principe echelon/carnivore et ce, meme en France.

La solution? Le cryptage

PGP/GPG est très simple d’utilisation. Beaucoup de clients mail proposent un support du cryptage très intuitif. Au final on se sert de GPG sans même s’en rendre compte.
Pour les Windowsiens :
 http://openpgp.vie-privee.org/
Pour les Linuxiens :
 http://www.freenigma.com
Quand vous en avez la possibilité, utilisez SSL. Là encore, rien de plus simple à mettre en oeuvre.
Bon nombre de webmails proposent de se connecter en SSL. Hushmail par exemple, prétend être le service de webmail le plus sur:
 http://www.hushmail.com

Pour ce qui est des mails, plusieurs générations de remailers se sont succédées :
Les Cypherpunk (type I), Mixmaster (type II) et les Mixminion (type III)
Jusqu’à présent l’utilisation des remailers était un vrai casse-tête, mais depuis l’implémentation officielle de Mixminion c’est extrêmement simple.Il suffit de télécharger le logiciel sur
 http://mixminion.net/
de faire quelques tests et c’est parti !
A noter que cette génération de remailers permet aussi d’avoir des réponses à ses messages. Toutefois le système de réponse reste expérimental et il n’est pas forcément conseillé de l’utiliser.

Jetez un coup d’oeil à l’adresse suivante pour avoir plus d’infos :
 http://en.wikipedia.org/wiki/Anonymous_r…

Il existe un site qui se propose de faire passer un mail par Mixmaster :
 https://zerofreedom.homeip.net/cgi-bin/m…

Chat et VOIP

N’allez pas sur IRC. Méfiez-vous en comme de la peste. Les serveurs IRC sont largement surveillés (y compris les canaux protégés par mots de passes et les discussions “privées”). De plus le protocole IRC n’est pas sûr.

Il existe une alternative sécurisée qui s’appelle SILC dont les caractéristiques sont les suivantes :
- conversations cryptées par un système de clé publique/privée
- authentification forte des utilisateurs (personne ne peut se faire passer pour quelqu’un d’autre)
- des modes de sécurisation variés sur les channels (notemment les takeovers sont impossibles)
 http://silcnet.org/

Preferez les protocoles Peer2Peer ou Friend2Friend à ceux utilisant un système centralisé des données.
P2PChat est un exemple de logiciel de communication P2P:
 http://p2pchat.sourceforge.net
Vous en trouverez d’autres en fouillant sur Sourceforge.net:
 http://sourceforge.net/

Le groupe Hacktivismo a developpé le logiciel ScatterChat basé sur Gaim qui permet de communiquer de façon securisé:
 http://www.scatterchat.com

Bien sur, il est tout à fait déconseillé d’utiliser les chat grand public(MSN et autres) si on veut sauvegarder son intimité.

En ce qui concerne la VOIP (Skype, Wengo) un étrange silence règne autour des possibilités d’interceptions des conversations transitant grace a ces logiciels.
Dans le doute, mieux vaudrait donc éviter l’utilisation de ces logiciels, du moins pour des informations sensibles(à vous de déterminer ce qui est sensible et ce qui ne l’est pas)


Sphere: Related Content

Les services d’anonymisation.

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 6:43

Ces services vous propose de crypter et/ou d’anonymiser votre trafic web en le faisant transiter par un réseau de serveurs.
Deux services gratuits sont accessibles au grand public:

-JAP: Java Anonymous Proxy est le nom d’un logiciel qui se base sur l’environnement Java pour vous garantir l’anonymat. Mais ce n’est pas qu’un simple Proxy car le logiciel alterne alterne l’utilisation de plusieurs proxys afin de camoufler plus efficacement les traces que laisse son utilisateur. JAP propose également une fonction de cryptage afin de protéger les informations échangées avec internet.
Le logiciel est disponible ici:
 http://anon.inf.tu-dresden.de/index_en.h…
-TOR: The Onion Router, à l’heure actuelle, Tor est le projet le plus intéressant et le plus efficace.
Site officiel :
 http://tor.eff.org/
Ce projet est en parti financé par l’E.F.F. (Electronic Frontier Foundation)
Basé sur le principe des onion-routers, les paquets de données sont cryptées et votre client choisi un chemin parmi une liste de serveurs TOR existants. Vos données sont ensuite encodées à l’aide de la clé publique de chacun des serveurs.
Chaque serveur retire une couche de cryptage des données chiffrées et passe au suivant.
Pour éviter que l’on retrouve trop facilement votre IP, les données vont passer plusieurs fois par les mêmeserveurs (faire des sortes de boucles…) Au final votre adresse IP est celle du serveur de sortie.

Mais même Tor ne garanti pas un anonymat a 100%. Des fuites d’informations peuvent vous trahir, en particulier au niveau de votre fournisseur d’accès.
Le principal problème est que le protocole SOCKS ne permet que de faire passer les connections TCP.
Par conséquent tout datagramme UDP ne sera pas anonyme. Cela est par exemple vrai pour les
requêtes DNS. Quelques solutions sont proposées sur le WiKi de noreply.org :
 http://wiki.noreply.org/noreply/TheOnion…
D’autres fuites sont possibles par le biais du protocole HTTP. Avec une applet Java ou une animation Flash il est possible pour un site d’établir une connection directe avec vous et d’obtenir votre réelle adresse IP.

Quelques pages sur Internet parviennent à donner votre véritable adresse IP meme si vous utilisez Tor:
 http://www.stayinvisible.com/cgi-bin/ipt…
 http://metasploit.com/research/misc/decl…
La première page se base sur une méthode assez simple (une requête HTTP qui ne passe pas par le proxy).
La méthode de Metasploit est bien plus avancée et utilise un paquet UDP pour trouver l’ip du visiteur.

Solution la plus simple : désactiver Java et Flash dans votre navigateur.
Pour Firefox deux extensions sont disponibles permettant de bloquer les plugins :
 http://www.noscript.net/whats
 http://flashblock.mozdev.org/

Pour ceux qui auraient trop de mal a installer et utiliser TOR, des solutions existent:

Une solution “prête à utiliser” sur clé USB nommée TorPark:
 http://torpark.nfshost.com
Même chose avec Opera au lieu de Firefox :
 http://letwist.net/operator

On peut aussi citer le projet Anonym.OS, un live CD qui permet de se connecter de façon anonyme sur le réseau.
Anonym.OS est basé sur OpenBSD, ce qui peut le rendre un peu difficile à manier pour ceux qui ne
connaissent pas ce système.
A part ça, le système est bien configuré, la quasi-totalité des applications proposées passent par
Tor/Privoxy lancé au démarrage. Les créateurs ont aussi fait en sorte d’empêcher (ou au pire de limiter)la génération des logs par les logiciels.
 http://theory.kaos.to/projects.html
 http://www.quebecos.com/modules/wfdownlo…

ELE : Everithing Leaves Encrypted est un live CD dans la même optique que Anonym.OS.
Le projet semble mort, la dernière version (0.0.2) date de 2005. L’avantage de ELE est qu’il se base sur une DSL (Linux) ce qui le rends plus accessible qu’Anonym.OS:
 http://www.northernsecurity.net/download…

Citons aussi Phantomix un live cd sur le meme principe:
 http://phantomix.ytternhagen.de/


Sphere: Related Content

mai 10, 2007

Les proxys, vos meilleurs amis.

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 7:38

Si vous avez réussi à ne pas laisser d’informations vous concernant sur le web, ce sera peut être une machine qui vous dénoncera.
Comment faire pour laissez le moins de trace possibles sur ces machines?

Vous avez tous déja entendu parler des proxys, ou serveurs mandataires?

C’est le moment de s’y interesser.
Les Webproxys sont des services en ligne qui permettent de dissimuler son adresse IP.
Ils ne demandent pas de savoir paramétrer votre navigateur internet.
Vous serez connectés au site qu’avec l’adresse IP du web proxy.

Typiquement, vous rentrez l’adresse du site auquel vous souhaitez vous connecter dans la case prévue à cet effet.

Par exemple anonymizer:
 http://anonymizer.secuser.com/
ProxyWeb est un autre webproxy:
 https://www.proxyweb.net/
(à l’instar d’anonymizer.com, sauf que ProxyWeb offre le support du
SSL) qui est très simple d’utilisation.

Evidemment il est déconseillé de ne passer que par un seul Webproxy.
SnoopBlocker propose le même service:
 http://www.snoopblocker.com/
D’autres:
 https://www.megaproxy.com/freesurf/
 http://atunnel.com/
Et vous en trouverez probablement d’autres sur le net. Par exemple AplusProxy vous redirige vers un proxy pris au hazard dans sa liste:
 http://www.aplusproxy.com

Le probleme est que l’utilisation d’un webproxy est peu pratique, en effet si vous allez sur une autre page que celle dont vous avez rentré l’adresse, vous ne passez plus par ce web proxy.
Donc il va falloir que vous vous interessiez quand meme à la configuration de firefox pour qu’il
utilise un proxy
Voici quelques tutoriels à ce sujet:
 http://www.jer666.com/anonyma-anonymat-i…
 http://www.proxyswitcher.com/tutorials.h…
 http://www.horslimite.net/tutoriel/proxy…
 http://www.tplpc.com/modules/tutorials/c…
 http://www.vulgarisation-informatique.co…
 http://firefox.fr/tutoriel.htm
 http://tutopat.hostonet.org/viewtopic.ph…

Par contre je ne peux que vous conseiller d’utiliser Firefox et pas internet explorer.
D’abord parce que je ne sais pas comment fonctionne I.E.
Ensuite, le code de firefox étant fermé, vous ne pouvez pas réellement savoir quelles sont les
informations que celui ci laisse filtrer.

Ce site:
 http://www.freeproxy.ch/
semble proposer une liste de proxys (qui fonctionnent) et qui est mise régulièrement à jour.
 http://proxy-list.org/en/
est pas mal du tout et donne plus d’infos sur les proxys.

De plus, des plugins permettant de changer facilementsont de proxy sont disponibles pour firefox:
SwitchProxy Tool:
 https://addons.mozilla.org/fr/firefox/ad…
XYZproxy:
 https://addons.mozilla.org/fr/firefox/ad…
FoxyProxy:
 http://foxyproxy.mozdev.org/
 https://addons.mozilla.org/fr/firefox/ad…
Voir aussi ici:
 http://astuces.jeanviet.info/2006/10/28/…


Sphere: Related Content

mai 7, 2007

Régles de bases

Classé dans : Anonymat — derkraken @ 6:47

(sources: BustV2 et V3 de CryptoBob)
Il y a des moyens très simples à mettre en oeuvre pour protéger son anonymat sur le web.
Prenez le temps de faire le point sur les informations qu’une personne réellement motivée peut regrouper sur vous grace au réseau, seulement en utilisant un moteur de recherche.
Si ces informations permettent de faire le lien, ne serait ce que faiblement, avec votre vraie identité alors vous devrez impérativement prendre une nouvelle cyberidentité.
Une des premières choses à faire est donc de bien séparer son identité réelle de sa cyber identité.
N’hésitez pas à dressez une liste des informations que vous avez déjà dévoilées, ou des informations que vous voulez bien dévoiler. Ensuite tenez vous en à cette liste.
Si vous utilisez un pseudonyme il est conseillé de prendre un mot utilisé couramment(Computer,Swap, Tutoriel par exemple).
Pensez aussi à changer de pseudonyme de façon régulière.
N’hésitez pas à donner des fausses pistes. Vous habitez en Alsace? Dites que vous habitez en Corse!
Vous etes un étudiant? Maintenant vous etes garagiste etc…
Si vous appliquez correctement ces règles, on ne pourra pas vous retrouvez par une enquête basique (comprendre par regroupement d’informations).


Sphere: Related Content